New York a clôturé encore une fois en nette baisse, alors que beaucoup de résultats d'entreprises ne sont pas à la hauteur des attentes. En cause, l’appréciation du dollar et la chute des prix du pétrole qui plombent leur compétitivité.
. La Fed a aussi un peu déçu les marchés, en jouant inlassablement la même musique à savoir qu'elle continuerait de se montrer "patiente" avant de relever ses taux directeurs, mais n'a donné aucun signe suggérant quelle pourrait reporter cette hausse, qui pourrait intervenir vers la mi-2015.
A la clôture, l'indice Dow Jones a perdu 1,13% à 17.191 points, ce qui porte sa chute à 2,8% en deux séances. Le S&P 500 a reculé de 1,35%, terminant sur la barre symbolique des 2.000 points, à 2.002 points, tandis que le Nasdaq a cédé 0,93% à 4.638 points. La volatilité a bondi, l'indice VIX ("l'indice de la peur") flambant de 18,7% à 20,44.
La banque centrale américaine a souligné que la reprise économique lui paraissait "solide" aux Etats-Unis, alors qu'elle la jugeait jusqu'ici "modérée".
Elle a notamment cité des "fortes créations d'emplois", avec un taux de chômage désormais revenu à 5,6%, au plus bas depuis juin 2008. Parallèlement, la Fed a abaissé ses anticipations d'inflation pour 2015, mais pour l'instant, ce facteur ne semble pas l'inciter à reporter la normalisation de sa politique monétaire.
Le dollar s'est d'ailleurs renforcé après la réunion de la Fed (1,1283$ pour un euro, qui cède 0,5%), ce qui a déprimé d'autant plus les marchés d'actions que de nombreuses sociétés américaines ont publié ces derniers jours des résultats décevants, en citant le dollar fort parmi les causes de leur contre-performance.
Après la clôture, Facebook a publié des résultats semestriels supérieurs aux attentes, mais le titre perd près de 2% en cotations post-séance. Comme au trimestre précédent, les investisseurs s'inquiètent de la dérive des coûts du groupe, qui a prévu d'investir à nouveau lourdement en 2015, après avoir déjà procédé à de nombreuses acquisitions, dont la rentabilité n'est pas encore avérée (WhatsApp, Instagram, Oculus...)
Du coté de la pré ouverture, le marché parisien devrait céder 0,9%, à 4569 points.