Après une ouverture nette baisse, plombé par l’ultimatum de la BCE, le marché a progressivement remonté la pente pour finalement tester le seuil des 4700 points en fin de séance.
La banque centrale européenne (BCE) a pourtant décidé d’appuyer là où ça fait mal en n’acceptant plus les emprunts d’État grecs en collatéraux tant que la Grèce n’appliquera pas à la lettre le programme d’austérité de la Troika.
En clair, la BCE refuse que les banques grecques viennent chercher de la liquidité auprès de la BCE en apportant comme garantie des emprunts d'État grecs. L’ultimatum est simple. Soit le gouvernement Grec accepte de continuer son programme d'austérité sous la tutelle financière de la troïka, soit le secteur bancaire grec sera privé d’accès au guichet de la BCE.
Malgré la difficulté des négociations entre la Grèce et l’Europe au sujet de l’application du programme de sauvetage européen.
Coté valeurs, les résultats de Dassault Systèmes sont applaudis par le marché. Le titre bondit de 9% à 60,70 euros
A l’inverse les perspectives de BNP Paribas jugées peu rassurantes font décrocher le titre.
Le secteur parapétrolier rebondit avec les cours du pétrole. Le WTI qui s’est pris une claque la veille, s’offre un puissant rebond de 5,3% à 51,06$. Dans son sillage, Maurel et Prom grimpe de 3,62%, à 8,22 euros, Technip gagne 3,72% à 55,82 euros et signe la meilleure performance du CAC . Vallourec et CGG s’adjugent respectivement 3,19% et 2,33%.
Le secteur bancaire recule dans le sillage de la décision de la BCE qui prive des banques grecques l’accès au financement. Axa baisse de 1,57%, Société Générale recule de 1,24% à 36,70 euros. Natixis perd 0,4%.
Sur le marché des changes, l'euro avance de 0,86% à 1,1438$ et bondit de 1,05% face au yen, à 134,42 yens. Le dollar grappille de son coté 0,2% face au yen, à 117,50 yens, c'est bien la preuve que c'est l’euro qui se renforce face aux autres devises, et ce malgré l'incertitude politique grecque.