Michelin le célèbre fabricant de pneumatiques est lanterne rouge du CAC. Le titre dégringole de 4,8% à 82,26 euros après avoir dévoilé des résultats en baisse sur son exercice 2014, pénalisé par un contexte difficile.
Après avoir dévoilé des résultats et un chiffre d'affaires en baisse en 2014, le groupe a annoncé qu ‘il allait réduire ses investissements en 2015 et revoir en hausse son plan d'économies.
L’année dernière a été difficile pour le groupe qui a du affronter une baisse des prix liée aux effets de change et de périmètre négatifs dans des marchés difficiles en Europe. Fin octobre déjà, Michelin avait révisé à la baisse sa perspective de croissance des volumes, à l'intérieur d'une fourchette de 1% à 2% pour l'ensemble de 2014, face à un environnement mondial "marqué par des incertitudes macroéconomiques et des difficultés géopolitiques". Le groupe clermontois visait en début d'année une croissance de 3% de ses ventes en volume en 2014.
Au final, le chiffre d'affaires annuel du groupe a reculé à 19,55 milliards d'euros, contre 20,25 milliards d'euros en 2013, malgré une progression de 0,7% des ventes en volumes. L'an dernier, le géant des pneus a par ailleurs dégagé un résultat net de 1,03 milliard d'euros, contre 1,13 milliard d'euros en 2013. Le groupe s'attendait à une hausse de son résultat opérationnel hors effets devises, mais les effets de changes négatifs qui ont pesé à hauteur 145 millions d’euros ont plombé le résultat opérationnel qui recule à 2,17 milliards d'euros, contre 2,23 milliards d'euros.
Pour 2015 en revanche, Michelin se montre plus optimiste. « La demande de pneumatiques Tourisme camionnette et Poids lourd devrait poursuivre sa croissance en Amérique du Nord et en Chine, progresser légèrement en Europe, se maintenir aux niveaux observés en 2014 dans les nouveaux marchés et rebondir en Asie du Sud-Est ».
Le groupe table sur une hausse de ses ventes en volume et de son résultat opérationnel courant (ROC) en 2015. Michelin, qui prévoit de dégager un "cash-flow libre structurel" de 700 millions d'euros cette année, a également annoncé un relèvement de son plan d'économies à 1,2 milliard d'euros entre 2012 et 2016, contre 1 milliard d'euros auparavant. Le programme d'investissements, qui s'établissait à 2 milliards d'euros pour 2014, a en revanche été revu à la baisse pour 2015, autour de 1,7 à 1,8 milliard d'euros.
Le groupe a néanmoins décidé de maintenir son dividende à 2,50 euros par action.