Les places européennes ont le vent en poupe en milieu d’après midi. Le CAC 40 a dépassé son précédent record sur 52 semaines pour inscrire un nouveau plus haut à 4716,49 points, tandis que l'euro gagne du terrain face aux autres grandes devises.
La devise européenne, tout comme les places européennes, sont soutenues par des rumeurs selon lesquelles la Commission européenne tendrait la main à Athènes en lui accordant un délai de 6 mois pour conclure un accord sur sa dette.
La commission européenne, et son chef de file Jean-Claude Juncker serait disposé à accorder dès mercredi 11 février, date de la réunion des ministres des finances de l’Eurogroupe, un prêt relais qui lui permettrait de tenir jusqu’ ‘en septembre 2015.
Une excellente nouvelle pour Athènes qui a besoin d’argent frais, et vite, car son programme d'aide arrive à terme fin février. En effet, la Grèce qui souhaite s'affranchir la tutelle financière de la Troïka a dû renoncer au versement d’une tranche de 7,2 milliards d'euros prévu fin février car elle refuse de poursuivre la cure d’austérité qui lui est imposée par la Troïka.
Pour parvenir à ses fins, Athènes présentera demain à Bruxelles, où se réunissent les ministres des Finances de la zone euro, ne proposition de plan qu'elle souhaiterait substituer aux accords en vigueur avec ses bailleurs de fond.
Des détails sur l'offre de la Grèce ont commencé à filtrer. Les Grecs proposeraient notamment à leurs partenaires un plan de réformes et de désendettement, qui entrerait en vigueur au 1er septembre. Ce plan de reformes serait précédé d'un accord-relais, ou aide financière d'urgence, pour permettre au pays de faire face à ses échéances durant les six prochains mois.
En échange de quoi, la Grèce accepterait de respecter 70% des engagements de réforme déjà passés avec les créanciers, les 30 % restants étant remplacés par une série de réformes à élaborer en concertation avec l'OCDE.
Le gouvernement grec s'est par ailleurs fixé deux "lignes rouges" : Le premier point sur lequel Syriza refuse toute négociation porte sur l’excédent budgétaire primaire, consacré jusqu’à présent intégralement aux payements des intérêts. La Grèce ne veut plus consacrer plus de 1,5% du PIB de son excédent budgétaire primaire (c'est-à-dire hors charge de la dette) au remboursement de la dette, contre 3% prévus cette année, ce qui lui permettrait d’avoir plus de marge de manœuvre pour s’attaquer au fléau de la pauvreté et tenir ses promesses électorales.
Un entretien téléphonique est prévu entre le Premier ministre grec, Alexis Stipras, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.
Alors que la Grèce s'engage dans de difficiles négociations avec ses partenaires de la zone euro sur le financement du pays, la commission européenne pourrait être la clef de voute de ce nouveau départ.
De quoi soutenir l’euro qui renoue avec le seuil des 1,13$ face au dollar. La monnaie unique grimpe également de 0,59% face au yen, à 135,17 yens.