Tout va bien pour Capgemini. En plus de résultats solides au titre de 2014, la SSII annonce qu'elle vise une croissance accélérée comprise entre 3% à 5% de son chiffre d'affaires en 2015 et un taux de marge opérationnelle entre 9,5% et 9,8%. Le « free cash-flow » organique est quant à lui escompté à « plus de 600 millions d'euros ».
C’est tout bon pour Capgemini !
Capgemni a, encore une fois, fait honneur à son statut de poids lourd mondial dans son métier. La SSII a publié des comptes 2014 solides en dépit d’un contexte économique difficile en Europe continentale. Elle affiche un résultat net part du groupe de 580 millions d'euros, en progression de 31%, et une marge opérationnelle de 970 millions d'euros, en hausse de 13,2%. Elle a représenté 9,2% du chiffre d'affaires du groupe de services informatiques et de conseil, en hausse de 70 points de base sur un an. Capgemini a ainsi dépassé son objectif d'un taux de marge opérationnelle compris entre 8,8% et 9%. Le groupe ajoute que le taux de marge opérationnelle a atteint 10,4% au second semestre 2014. Le chiffre d'affaires s’est apprécié de 4,8% à 10,573 milliards d'euros. En organique, la croissance s'est élevée à 3,4%. Le groupe piloté par Paul Hermelin a en outre fait état de commandes enregistrées de 10,98 milliards d'euros, en hausse de 13% par rapport à 2013, à taux de change et périmètre constants.
Capgemini peut toujours compter sur le dynamisme de ses marchés nord-américain et britannique ainsi que sur l'intégration de la société Euriware depuis mai 2014. Un positionnement géographique judicieux pour la SSII, qui est finalement peu présente dans les pays où la crise économique est la plus marquée. Grâce à son positionnement de plus en plus compétitif et innovant face aux acteurs indiens et globaux, Capgemini est dans de très bonnes dispositions pour améliorer sa croissance organique et sa marge opérationnelle à moyen terme.
Capgemini garde le cap
Sur cette lancée, le groupe vise pour l’exercice une croissance de son chiffre d'affaires de 3% à 5% et une marge opérationnelle courante comprise entre 9,5% et 9,8%. Son free cash-flow est attendu à plus de 600 millions d'euros. Ce discours tenu par un groupe en quête d’acquisitions est logiquement salué par le marché puisque avec une performance de 20%, le titre de la SSII figure parmi les plus fortes hausses du CAC40 en 2014. A moins de 60 euros, le dossier se traite à des niveaux 5 fois moindres du sommet de mars 2000, lorsque le titre culminait à plus de 300 euros. Et encore, le titre reste encore sous valorisé eu égard à son potentiel de croissance et à une prime de leader qui n'est toujours pas intégrée. Capgemini compte en effet parmi les leaders de son métier à l'échelle mondiale…
Le dossier se paye 16,3 fois les résultats escomptés sur l'année en cours. Mais selon la société de Bourse Bryan Garnier, Capgemini « s’échange avec une décote de 20% par rapport au secteur aux concurrents d'Amérique du Nord », « le groupe se détachant désormais du lot européen ». Une décote qui ne reflète pas son bilan, le plus solide du secteur, ni sa capacité « à améliorer sa croissance organique et sa marge opérationnelle à moyen terme grâce à son positionnement de plus en plus compétitif et innovant face aux acteurs indiens et globaux. » L’intermédiaire financier estime qu'au-delà de 2016 sa compétitivité devrait permettre au groupe d'améliorer encore la marge brute, au point de dépasser les 10% de marge opérationnelle, et n'exclue pas alors, si le free cash-flow est suffisant, une hausse régulière à venir du dividende dès 2015.