Mardi 14 février

C’est la question qui tarabiscote le cabinet de recherche économique et financière PrimeView. Dans son tout dernier édito, il revient sur l’envolée des prix de l’immobilier et explique que cette poussée de fièvre du mètre carré est difficile à justifier notamment depuis la fin des années 1990.

Primeview note que les années 2000 ont « marqué un tournant historique ». Le ratio prix/revenu a « littéralement explosé à la hausse, progressant de plus de 87% entre 1998 et aujourd’hui ». « Pourquoi une progression effrénée de ce ratio alors que l’augmentation du revenu des ménages ne suffit pas à expliquer un rythme de croissance de +9.4% par an entre 1998 et 2008 des prix de l’immobilier » se demande Pierre Sabatier.

La valeur des biens immobiliers sur l’ensemble du territoire a ainsi plus que doublé au cours des 13 dernières années, avancent Primeview. Alors pour justifier la hausse, deux facteurs structurels, en théorie, déterminent le prix des logements : l’inflation générale des biens et services (se traduisant par une hausse du coût de la construction) et l’augmentation du revenu disponible des ménages. « Or aucun des deux facteurs ne peut expliquer l’envolée de +161% des prix depuis 1998 » signale l’auteur de l’étude.

C’est que les ménages français aiment la pierre, voire l’aiment passionnément. Avec 65% de leur patrimoine investi dans l’immobilier, ils peuvent être qualifiés de « véritables amoureux de la pierre », bien plus que les Italiens (60%), les Allemands (57%), les Japonais (39%) ou les Américains (27%). « On comprend alors mieux pourquoi évoquer une bulle dans ce secteur reste un sujet tabou dans l'Hexagone », souligne Primeview.

Amoureux de la pierre oui. Tellement, que les français l’ont érigé en tant que valeur refuge par excellence. L’immobilier ressort comme l'actif le plus rentable depuis 12 ans avec par exemple une envolée des prix depuis 1998, retraitée de l'inflation des biens et services, estimée à 110% au niveau national par PrimeView.

L’étude de PrimeView explique que si l’accessibilité d’un bien est plus faible à Paris (un 70m² se paye 12.4 fois le revenu moyen en France ( !) ) qu’en province (4.8 fois le revenu moyen pour un bien de 90m²), il apparaît néanmoins qu’elle a évolué défavorablement sur tout le territoire depuis 1998, contrairement à la surchauffe de l’immobilier des années 80 qui était uniquement parisienne…

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