Un constat amer que doivent poser les promoteurs immobiliers, 2011 n'aura pas été une bon cru. une « annus horribilis » pour le secteur alors que les ventes de logements neufs collectifs ont reculé de 11 % par rapport à celles enregistrées en 2010 et ce malgré un sursaut de « dernière minute » au quatrième trimestre 2011, une fin d'année marquée par une hausse de 5% des ventes par rapport au dernier trimestre 2010.
Dans toutes les études liées à l'immobilier, on entend la même rengaine, les investisseurs sont frileux malgré leur amour pour la pierre. En cause, la hausse des taux d'intérêt et le durcissement des conditions d'octroi de crédit observé depuis la crise boursière de l'été 2011. « La frilosité des investisseurs pour l'achat des logements locatifs conjuguée à la faiblesse de l'accession à la propriété dans le neuf explique ce score » souligne Marc Pigeon, président de la FPI (fédération des promoteurs immobiliers) dans sa dernière note de conjoncture.
En dépit d'un climat économique peu enthousiasmant, le prix moyen des logements neufs lui a fait fi de cette ambiance déprimante. Hors parking, il s'élève à 4 017 euros le mètre carré en 2011 contre 3 988 euros en 2010. Ce prix moyen s'est donc apprécié de 5,3 % au niveau national d'après la fédération. Ce n'est qu'un prix moyen ! De grandes disparités subsistent entre les villes. Si dans la communauté d'agglomération d'Angers, le prix au mètre carré s'est inscrit en recul de 4,9% à 2.938 euros contre 3.069 euros en 2010, c'est bien du côté de Strasbourg où la hausse a été la plus forte ! Les prix ont bondi de 9,5% l'an dernier (3.349 euros). Entre ces deux extrêmes, la région Ile de France a vu les siens grimper de 4,5% à 4 880 euros, ceux de l'agglomération de Toulouse (+3,1% à 3 311 euros), d'Aix (+3,7% à 4 740 euros), de Clermont (+5,7% à 3 210 euros).
En conclusion c'est toujours Paris qui remporte la palme des prix les plus élevés de France que ce soit pour les opérations de vente ou dans la location classique... C'est incontestable, l'immobilier parisien est cher, au niveau hexagonal, oui. Mais en comparaison avec d'autres métropoles mondiales, le prix au mètre carré parisien est loin de tutoyer des sommets...
Paris pointe seulement à la quatorzième place du palmarès des villes les plus onéreuses du monde, selon le dernier classement établi par le cabinet ECA International. Cette étude s'intéresse aux loyers des logements de trois pièces, relevés dans 130 villes du monde entier. Au final, c'est du côté de Tokyo que les prix de l'immobilier locatif ont atteint les plus hauts sommets. La capitale japonaise garde ainsi sa place de numéro un, déjà occupée en 2010.
En deuxième position, on retrouve Londres, ville la plus chère d'Europe. Elle passe de la quatrième place mondiale en 2010 au deuxième rang. Pour un trois pièces, le loyer se chiffre à 2 565 euros par mois juste devant Moscou (numéro trois au classement général avec 2 540 euros le mètre carré) et très loin devant Paris. Caracas (4e au niveau mondial), Hong Kong (5e), Singapour (6e), Genève (7e avec 2 155 euros), Sydney (8e), Bogota (9e) et Stockholm (10e) se classent aussi dans le Top 10 des villes les plus chères de la planète. En revanche, pour se loger à moindre coût la ville pakistanaise de Karachi est le bon plan.
Et à Paris alors ? La capitale française se classe sixième des villes européennes les plus onéreuses mais elle a été rétrogradée de 3 places au niveau international. Onzième au classement mondial en 2010, elle pointe désormais à la quatorzième place, d'après les prix relevés en 2011. « Le déclassement de Paris sur le plan mondial s'explique surtout par la forte hausse des loyers dans les autres villes du monde ». Toutefois « le prix moyen de la location à Paris n'a cessé d'augmenter ». Un trois pièces s'y louait en moyenne 1 700 euros par mois en 2011, contre 1 650 euros un an plus tôt. Un prix nettement au-dessus de la moyenne européenne (1 090 euros, +2,6% sur un an)...
Encore mieux, si vous souhaitez vous lancer dans l'immobilier de luxe, certaines destinations pourraient bien donner le tournis tant les prix sont exorbitants ! Selon le dernier le Wealth Report de Knight Frank et Citi Bank, la ville la plus chère en termes de mètres carrés, se situe sur un rocher. Il s'agit donc de... Monaco qui remporte la palme de la ville la plus chère du monde avec une rue à... 100.000 euros le mètre carré ! Une avenue de princesse, l'avenue Princesse Grace exactement.
Alors avec ce classement, si vous estimez que chez vous, c'est toujours trop cher...