Y aurait-il de l’orage dans l’air entre les usagers et les services des impôts ? Dans un rapport publié ce mardi, la Cour des comptes pointe quelques dysfonctionnements dans la mise en place du guichet unique, issu de la fusion des impôts et du Trésor Public. On croyait qu’il allait faciliter la vie des français, mais ce n’est pas tout à fait le cas. Quelques réglages sont de rigueur pour faire tourner la machine fiscale. En plus d’un accès aux renseignements difficile, le contribuable doit s’équiper au préalable d’un décodeur pour déchiffre un jargon administratif peu compréhensible du profane… Pourtant, l’administration fiscale française estime avoir « la déclaration de revenus la plus simple au monde ». Les lignes DC, TS et autres TR sont donc censées n'avoir aucun secret pour personne...
Mais le locataire de la rue Cambon signale tout de même que des efforts ont été faits pour alléger une administration fiscale qui est connue pour ses…lourdeurs. Depuis, 2007, les impôts se sont fait un grand lifting pour se moderniser. Signe du passage du fisc dans une autre ère, la montée en puissance de la télédéclaration sur Internet. Ce n’est pas assez pour la Cour qui exhorte le fisc à élargir l'offre de services en ligne et à revoir l'ergonomie du portail impots.gouv.fr.
Aussi, le rapport indique que « la politique de qualité de service est marquée par une absence totale d’une véritable stratégie ». Un service qui laisse donc à désirer, puisque près de la moitié des contribuables ne bénéfice pas d’un « interlocuteur unique ». Ceux qui vivent en zone rurale ou dans les petites communes sont régulièrement confrontés à ce cas de figure et sont malheureusement ballottés d’un guichet à un autre. Pour que les relations soient au beau fisc, la Cour préfère encore que le contribuable obtienne « une réponse téléphonique sûre » plutôt qu’il soit amené à déplacer, or l’usager souhaite davantage un contact physique avec son interlocuteur.
Les relations entre les français et le fisc ne sont pas encore prêtes de s’améliorer puisque pour plus d’un contribuable sur deux, l’unicité du guichet unique est encore une chimère, explique la Cour des Comptes.