Les prix des logements anciens à Paris ont battu un nouveau record à Paris au quatrième trimestre 2011, avec une moyenne des transactions à 8.390 euros le mètre carré, soit une hausse annuelle de 14,7%, ont annoncé jeudi la Chambre des notaires de Paris/Ile-de-France et l'Insee ! Pour l’ensemble de l’hexagone, les prix des logements anciens se sont appréciés de 4,3%, sur l'ensemble de l'année 201, selon l'Insee. Dans le détail, la progression ressort à 6,7% pour les prix des appartements et 2,6% pour le prix des maisons.
D’après la chambre des notaires il y a deux « façons d’appréhender le marché » qui se dessinent. D’un côté l’année 2011, « fait apparaître un niveau d’activité soutenu et une hausse annuelle des prix élevée » et de l’autre l’exercice écoulé « s’achève sur une baisse sensible du nombre de ventes au 4ème trimestre, après un freinage graduel au 3ème trimestre ».
Atterrissage en douceur
Pendant les 3 derniers mois de 2011, les prix se sont stabilisés à Paris et se sont légèrement orientés à la baisse dans la banlieue, « ce qui contraste avec les fortes poussées enregistrées depuis le deuxième semestre 2009 » selon la Chambre des notaires de Paris/Ile-de-France. Elle indique que le marché semble « donc avoir finalement trouvé ses limites dans un contexte dominé par la crise financière » alors que parallèlement « le désir de devenir propriétaire demeure intact et que l’effet valeur-refuge continue de stimuler la demande ».
Malgré la baisse par rapport à 2010, le nombre de logements vendus reste élevé en 2011. Près de 177.000 ventes (tous logements confondus) ont été conclues en Ile-de-France en 2011, en baisse de 9% par rapport à l’exceptionnelle année 2010 (195.000 ventes), avec un recul plus marqué pour le logement neuf (-17%) « devenu un peu moins attractif pour les investisseurs ». De 2010 à 2011, dans l’ancien, les ventes ont reculé de 8% pour les appartements et de 7% pour les maisons.
Repli à relativiser
Ce repli annuel doit être remis en perspectives indique la Chambre car 2010 avait été un excellent cru, meilleur encore que 2005, grâce à une conjonction de facteurs favorables. En effet, les conditions de financement ont été très attractives et de nombreuses mesures fiscales et financières incitatives (Scellier, PTZ, PASS foncier, déductions des intérêts d’emprunt) ont permis d’alimenter la demande.
Les ventes de 2011 ne sont inférieures que de 4% à celles d’une année moyenne de la période haute (1999- 2007). La Chambre des notaires de Paris/Ile-de-France explique que « l’activité reste donc tout à fait honorable, surtout dans le contexte de bourrasque financière que l’on a connu depuis juillet dernier ».
Effet de base défavorable
La Chambre signale que le quatrième trimestre a été « marqué par une baisse sensible du nombre de ventes tous logements confondus qui recule de 22% par rapport à la même période en 2010 ». Le mouvement de repli affecte tous les secteurs géographiques et tous les types d’habitat. En effet, elle signale que l’ensemble des départements affichent dans l’ancien des baisses qui varient entre 14% et 23%, du 4ème trimestre 2010 au 4ème trimestre 2011. « Là encore si la baisse de l’activité est incontestable, elle doit être relativisée : nous avions connu un afflux atypique de ventes à la fin 2010 avec de nombreux achats d’anticipation pour bénéficier de mesures arrivant à leur terme ou modifiées à la fin 2010 » conclut la Chambre des notaires de Paris/Ile-de-France.