Le marché des demeures d’exception n’est pas frappé par la morosité ambiante. Loin de là, l’ « hyperluxe » se porte bien, très bien à en croire la dernière étude de Millesime by Ad Valorem, le département dédié au luxe du Crédit Foncier Immobilier.
Nuance de taille…
Pour se faire un ordre d’idée, voici un exemple simple : un neuf pièces rue d’Assas, dans le 6ème arrondissement de Paris, à 5,4 millions d’euros, pour le Crédit Foncier, on appelle ça du haut de gamme ; un triplex de 260 mètres carrés boulevard des Invalides dans le 7ème à 8,6 millions d’euros, là on joue dans une autre cour, celle de l’« hyperluxe ». A l’heure où se loger devient un parcours du combattant, la nuance pour la personne « lambda » est infinitésimale… Mais pour le Crédit Foncier, non. Il existe une différence de taille. L’ « hyperluxe » « ne s’envisage pas à moins de dix millions d’euros, ou de 20 000 euros du mètre carré ». Alors, il est bien évident que toutes les bourses ne sont pas au rendez-vous. Même les clients hexagonaux sont évincés de ce marché de niche, pourtant très présents sur le marché haut de gamme.
…mais micro marché
Ce micro-marché est ainsi dominé par la clientèle étrangère. La cinquantaine de ventes effectuées à Paris l’année dernière ont concerné « soit des Français expatriés, (…) soit des étrangers, anglo-saxons qui ont fait un retour en force en 2011, suivis des Italiens, toujours très présents à Paris », indique Crédit Foncier Immobilier. L’étude comptabilise « neuf ventes de maisons ou hôtels particuliers de plus de 4 millions d’euros, dont quatre de plus de 8 millions d’euros ». Ce marché est si confidentiel que le mesurer est « est un exercice difficile si l’on considère qu’une partie des transactions échappe aux statistiques immobilières, en particulier s’agissant des ventes de parts de société », indique l’étude.
Toutefois, sa part dans le total des transactions immobilières signées à Paris a triplé en un an, en passant à 0,3 % en 2011 contre 0,1 % en 2010.