Mardi 13 mars

Après la proposition d’imposer à 75% les revenus supérieurs à 1 million d’euros de François Hollande, cette fois-ci c’est autour de Nicolas Sarkozy d’abattre ses cartes sur le front de la fiscalité. En ligne de mire, les exilés fiscaux. Le président-candidat promet de leur réserver une « surprise ».

« Impôt lié à la nationalité »

Nicolas Sarkozy a proposé lundi la création d' « un impôt lié à la nationalité » afin de cibler les exilés fiscaux, dont il a jugé la pratique « particulièrement scandaleuse », sur le plateau de l'émission « Parole de candidat » sur TF1. Pour compenser les avantages fiscaux dont bénéficient les Français qui paient leurs impôts à l'étranger, Nicolas Sarkozy souhaite créer une nouvelle taxe. Une idée qui n’est pas nouvelle en soi puisque Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche avait souhaité la mise en place d’une telle mesure.

Ainsi, « tout exilé fiscal qui est parti à l'étranger dans le seul but d'échapper à l'impôt français, devra déclarer à l'administration française ce qu'il a payé comme impôt à l'étranger » a expliqué le candidat à la présidentielle. « Et si c'est inférieur à ce qu'il aurait payé sur les revenus de son capital en France, on lui fera payer la différence » a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a fustigé le comportement des exilés fiscaux. Selon lui, ces derniers veulent rester français « pour la nationalité » mais ne souhaitent pas « rester en France pour la fiscalité ». « J'ai tous les avantages mais aucun inconvénient! », a-t-il souligné pour illustrer ses propos. « Et bien, ils vont avoir une surprise », a averti M. Sarkozy.

Alors, il « souhaite que la fiscalité et la nationalité soient liées. (...) Nous allons appliquer ce qu'appliquent les Américains: un impôt lié à la nationalité ». « Est-ce que c'est normal qu'on puisse avoir la nationalité française et s'exonérer de la fiscalité française, c'est profondément choquant », a-t-il affirmé.

450 dollars pour renier sa nationalité

Aux Etats-Unis, la question est d’actualité…Certains américains renoncent à leur nationalité pour se soustraire à l’obligation de faire l'état de leurs finances offshore. Ou tout simplement pour éviter de payer plus d'impôts…

« Selon les statistiques publiées le mois dernier par le Federal Register, 1 781 Américains ont abandonné leur nationalité en 2011, une hausse de 16 % par rapport à 2010. C'est une goutte d'eau par rapport aux 5 à 7 millions d'Américains qui vivent à l'étranger, mais c'est sept fois plus qu'en 2008 » d’après des informations du ‘Point.fr’. Et encore, souligne le site internet, « les chiffres sont certainement bien plus élevés car les statistiques du Federal Register ne sont pas très fiables. »

Aux Etats-Unis, il est très facile de ne plus être un neveu ou une nièce de l’Oncle Sam. Il suffit de remplir une demande, verser 450 dollars ou 342 euros, s'acquitter, pour les gros revenus, d'une « taxe de départ ». C’est aussi simple que ça… Il faut juste trouver un nouveau port d’attache fiscal et si possible beaucoup plus accueillant en la matière…

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