Un an après la réforme de l’Impôt sur la fortune, ‘les Echos’ dressent le bilan de ce toilettage fiscal. L’ISF a été abaissé de 1,8 milliard d'euros (en rythme de croisière) pour compenser, notamment, la suppression du bouclier fiscal. Mais Nicolas Sarkozy souhaitait carrément une surpression de cet impôt avant que la crise des dettes souveraines en zone euro l’amène à rebrousser chemn.
D’après le quotidien économique, la réforme aurait commencé à montrer son efficacité puisque les quelque 300 000 ménages détenant un patrimoine compris entre 800 000 et 1,3 million d'euros ne sont plus redevables de l'impôt. Mais elle portera véritablement ses fruits qu'en juin et septembre, dates auxquelles les foyers détenant plus de 1,3 million d'euros de patrimoine profiteront du nouveau barème, ajoute ‘Les Echos’. Toutefois, la reforme ne parvient pas à s’autofinancer, le gouvernement a été un peu trop optimiste dans ses prévisions, explique le journal économique.
C’est qu’en dépit du relèvement de plusieurs impôts (durcissement des droits de succession et de donation, augmentation des « droits de partage » et mise en place de l’ « exit-tax » la taxe sur les plus-values des exilés fiscaux), ‘les Echos’ estime « les premières remontées » laissent penser que le gouvernement a été un peu trop gourmand dans ses projections. C’est que la baisse du barème de l'ISF coûte finalement plus qu’anticipé. Les remontées d'ISF constatées cet automne démontrent que le chiffre de 4,1 milliards perçu en l’absence de réforme a été sous-estimé, signale le quotidien. Au final, il sera corrigé de 300 millions d’euros, ce qui va alourdir encore plus le coût de cette refonte.