Lundi 07 mai

La Bourse de Paris reste engluée dans le rouge, tirée vers le bas par les valeurs bancaires. La baisse de ce compartiment n’est que le simple reflet des inquiétudes des investisseurs sur l’avenir de la zone euro. Si l’investiture du socialiste François Hollande aux manettes de la France avait été déjà anticipée par les marchés, les résultats des législatives en Grèce ont de quoi surprendre. Les partis traditionnels en place, tous deux favorables au plan d'austérité et au plan d'aide internationale au pays ont cédé du terrain sous la montée en puissance des partis « anti-austérité », ces derniers ayant fait main basse sur la moitié des sièges au parlement. Très clairement, cette situation signifie que la bonne marche du plan de rigueur pourrait être remise en cause. Pour mémoire, ce plan d’austérité est la condition sine qua non à l’octroi de l’aide internationale au pays. L’avenir politique et financier d’un pays est donc en jeu…Dans ce contexte plus que trouble, et déjà fort troublé avant ces échéances électorales, les investisseurs redoutent ainsi une nouvelle zone de turbulences sur le vieux continent toujours miné par ses travers budgétaires. Une sortie de la Grèce pour sauver l’ensemble de la zone euro ne serait plus taboue, voire salutaire pour certains observateurs… Pour revenir à la France, S&P tente de calmer le jeu en indiquant l’arrivée de François Hollande à la tête du pays n’allait aucunement changer la donne. Mieux, pour l’agence de notation, cette alternance n'aura « pas d'impact immédiat » sur la note à long terme de la France. S&P tient toutefois à nuancer ses propos et joue les rabat-joie en ajoutant que la note tricolore avait « au moins une chance sur trois » d'être dégradée en 2012 ou en 2013. A noter que le marché obligataire est logiquement sous pression, les spreads se tendent ce matin entre les obligations allemandes et leurs consœurs françaises, espagnoles, grecques et italiennes, les quatre pays étant dans le viseur des marchés. Pour ne rien arranger, les investisseurs européens ont tout bonnement le moral dans les chaussettes avec un indice Sentix qui est ainsi ressorti à -24,5 en mai, soit au plus bas depuis septembre 2009, contre -15,7 de consensus et après -14,7 en avril. A l’heure du déjeuner, le CAC 40 limite ses pertes à 3 138 points (-0,74%) après avoir démarré les premiers échanges en repli de près de 1,80%.

Les opérateurs friands d’avalanches de publications en tout genre devront s’armer de patience et repasser plus tard tant que le menu du jour sera frugal. On aura le droit tout de même pour le déjeuner, à midi précisément aux commandes à l’industrie au mois de mars allemandes et l’Agence France Trésor lancera, dans l’après-midi, une nouvelle émission de dette à court terme. Aux Etats-Unis, aucune statistique majeure, ne sera au programme du jour, seuls, les chiffres du crédit à la consommation seront à l’ordre du jour et ils seront prévus à 21 heures.

Comme toujours dans les moments de tension en zone euro, les valeurs bancaires sont sous pression surtout Crédit Agricole, la banque la plus exposée à la Grèce à travers sa filiale Emporiki abandonne 4,50% à 3,48 euros pour se retrouver en queue de CAC. En revanche, Société Générale et BNP Paribas reviennent dans le vert après avoir commencé la journée mal en point. La première banque reprend 0,78% à 29,56 euros tandis que la seconde grappille 0,20% à 17,33 euros, bénéficiant d’une note de JP Morgan qui relève de 41 à 44 euros son objectif sur la bancaire.

Alstom est en repli de 2,70% à 25,56 euros alors que Natixis toujours à l’ « achat » sur le titre abaisse son cours cible à 37 euros.

Vallourec perd 0,93% à 43,10 euros alors qu’Oddo Securities réitère sa recommandation « Neutre » sur l'action du spécialiste du tube sans soudure et ajuste son objectif de cours en légère baisse, de 54 à 52 euros.

Wendel cède 1,68% à 58,45 euros alors que la société d’investissement a indiqué vendredi soir avoir enregistré une croissance organique de 6,4% de son chiffre d'affaires au premier trimestre à 1,517 milliard d'euros.

EuroDisney dévisse encore de 7,61% à 3,64 euros, sous pression après avoir annoncé avoir a accru sa perte nette à 120,9 millions d'euros au premier semestre 2011-2012 (octobre-mars), contre un déficit de 99,5 millions d'euros un an plus tôt, avec une marge d’Ebitda réduite à 0,3% contre 4,5%. Le chiffre d’affaires du groupe de loisirs est en baisse de 0,9% à 552,4 millions d’euros.

Lagardère cède 1,23% à 23,26 euros et lance une offre sur la société LeGuide.com au prix de 24 euros par action, soit une prime d’un peu plus de 20% sur le dernier cours coté. Le groupe a par ailleurs annoncé, comme prévu, la nomination d’un représentant du Qatar pour la branche de sport et divertissement Lagardère Unlimited.

Sur le marché des devises, l’euro cède du terrain face au billet vert sur fond d’incertitude dans la zone euro, à 1,3023 dollar et redonne 0,53% à 103,93 face au yen. Le billet vert quant à lui perd 0,05% à 79,81 face à la monnaie nipponne. Du côté du baril de pétrole, le baril de Brent de la mer du Nord perd 0,43% à 112,71 dollars tandis que le WTI limite son repli (-0,65%) à 97,86 dollars. Le métal jaune grappille 0,24% pour se négocier à 1 639 dollars l’once.

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