En l'absence de nouvelles statistiques économiques outre-Atlantique, Wall Street a corrigé hier soir, préférant opter pour la prudence, alors que la situation européenne et en particulier l’instabilité politique grecque inquiète à nouveau les investisseurs quant à l’avenir de la zone euro
. En effet, le deuxième parti, le Syriza qui appartient à la gauche radicale et qui se retrouve en position de force exclu de participer à un gouvernement de coalition qui soutiendrait le plan de redressement de la Grèce dicté par l'UE et le FMI. Une perspective qui renforce le risque d'un défaut de paiement, qui pourrait intervenir dès la fin juin si l'Europe refuse de verser la prochaine tranche d'aide à Athènes.
Le DJIA abandonnait finalement 0,6% repassant sous le seuil des 13 000 points, à 12.932 pts, tandis que le Nasdaq redonne 0,4% à 2.946 pts. Le S &P a abandonné 0,43% à 1.363,72 points.
En Asie, les places tombent au plus bas depuis 3 mois plombées à leur tour par la dégringolade des indices européens et américains. A Tokyo, le Nikkei redonne 1,49%, à 9045 points. Hong Kong et Taiwan cèdent respectivement 0,81% et 0,93% alors que Shanghai dégringole de 1,6%. Bombay parvient à grappiller 0,31% alors qu’à l’inverse Séoul et Sydney redonnent respectivement 0,9% et 1%.
Du coté de la pré ouverture, les marchés devraient s’offrir un rebond technique. Après avoir dévissé de 3% la veille, le CAC devrait rebondir de 0,44% dans les premiers échanges pour ouvrir autour des 3113 points.