Les marchés repartent à la baisse, incapable de rebondir après deux séances consécutives de fortes baisses. Athènes reste dans l'impossibilité de former un gouvernement et ne recevra que 4,2 milliards sur les 5,2 initialement prévu, ce qui renforce la perspective d’un défaut de payement. Les difficultés du secteur bancaire espagnol pesaient aussi sur les échanges alors que le gouvernement espagnol va prendre le contrôle de Bankia, 4ème banque du pays qui croule sous les actifs immobiliers risqués.
Autre nouvelle qui pesait sur la tendance, la révision à la hausse de l’inflation par la BCE qui l’anticipe à 2,3% en 2012 contre +1,9% attendu en février ce qui diminue la probabilité d’une baisse des taux directeurs pour soutenir la croissance au moment même où la BCE prévoit une contraction de 0,2% du PIB en 2012, contre -0,1% attendu en février.
Le CAC recule de 1,17% à 3078 points. Ailleurs, le Dax surperforme avec un repli de 0,42%, à 6448 points, Londres perd 0,63%, l’euro stoxx -0,79 %, Madrid en revanche gagne 0,62%. Athènes pointe aussi en hausse avec un gain de 1,78% tandis que Milan se repli de 0,72%
Du coté des valeurs, le secteur automobile profite de rachats à bons compte pour s’emparer de la tête du palmarès. Peugeot s’adjuge 4,32%, à 8,49 euros soutenu par UBS qui passe à l’achat sur le dossier, suivi de Renault qui avance de 2,11%, à 30,98 euros.
La publication d’Arcelor Mittal qui a dévoilé un EBITDA de 1,97 Md$, supérieur au consensus est bien accueilli. Le titre gagne 0,52%, à 12,46 euros.
A l’inverse, lanterne rouge du CAC, Lafarge qui recule de 3,56%, à 28,95 euros pénalisé par le ralentissement des importations chinoises. EADS et Saint Gobain se distinguent également parmi les plus fortes baisses avec des replis respectifs de 2,75% et 2,62%
Lanterne rouge du SBF 120, JCDECAUX dégringole de 8,67% à 19,16 euros après avoir annoncé tabler sur un ralentissement de la croissance de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre dans un contexte de conjoncture dégradée en Europe.
ARKEMA recule de 7,47%, à 60,42 euros après avoir dévoilé une progression de son chiffre d'affaires au premier trimestre 2012 et un résultat d'exploitation (Ebitda) proche du plus haut historique de 2011. En revanche, le résultat net est baisse de 23% à 100 millions d'euros, en raison de la perte de 23 millions d'euros accusée par les activités en cours de cession.
Sur le marché des changes, l’euro tente de se maintenir à l’équilibre face au dollar pour se négocier à 1,2934. En revanche, la monnaie unique vient de casser le seuil des 103 yens, avec un très léger repli de 0,07%. Le dollar évolue en ordre dispersé face à l’ensemble des devises mais oscille autour de l’équilibre face au yen à 79,63.
Le pétrole redonne du terrain avec un WTI qui se négocie à 96,33$ en baisse de 0,5% alors que le brent renoue avec les 113$, en repli de 0,14%.
Enfin l’once d’or cède 0,23% à 1590$.