Les marchés parviennent tant bien que mal à rebondir après deux séances consécutives de fortes baisses. Athènes reste dans l'impossibilité de former un gouvernement et ne recevra que 4,2 milliards sur les 5,2 initialement prévu, ce qui renforce la perspective d’un défaut de payement. Les difficultés du secteur bancaire espagnol pesaient aussi sur les échanges alors que le gouvernement espagnol va prendre le contrôle de Bankia, 4ème banque du pays qui croule sous les actifs immobiliers risqués
Autre nouvelle qui pesait sur la tendance, la révision à la hausse de l’inflation par la BCE qui l’anticipe à 2,3% en 2012 ce qui diminue la probabilité d’une baisse des taux directeurs pour soutenir la croissance au moment même où la BCE prévoit une contraction de 0,2% du PIB en 2012. Aux Etats-Unis, le déficit de la balance commerciale s’est creusé plus que prévu et atteint désormais 51,83 milliards contre 46 en février.
Enseveli par ce flot quasi ininterrompu de mauvaise nouvelle, le CAC parvient tout de même à redresser la barre dans un sursaut d’orgueil et grappille 0,37% à 3130 points avec 3,1 milliards. Ailleurs, le Dax affiche un gain de 0,61%, à 6518points, Londres grappille 0,25%, l’euro stoxx +0,98 %, Madrid au plus bas depuis 9 ans bondit de 3,25 %, tandis que Milan s’adjuge 1,69%
Du coté des valeurs, le secteur automobile profite de rachats à bons compte pour s’emparer de la tête du palmarès. Peugeot s’envole de 8,12%, à 8,80euros soutenu par UBS qui passe à l’achat sur le dossier, suivi de Renault qui avance de 4,17%, à 31,61 euros.
Le secteur bancaire remonte aussi la pente avec Axa qui bondit de 5,64%, à 9,91 euros, Crédit agricole 4,55% à 3,50euros, Société générale gagne 4,51%, à 17,50 quand BNP reprend 2,36%, à 29,05 euros.
A l’inverse, lanterne rouge du CAC, Michelin qui recule de 2,28%, à 52,80 euros pénalisé par le ralentissement des importations chinoises. Le secteur défensif se distinguent également parmi les plus fortes baisses avec un repli de 1,74% pour l’Oréal et 1,73% pour LVMH
Lanterne rouge du SBF 120, JCDECAUX dégringole de 7,34% à 19, 44 euros après avoir annoncé tabler sur un ralentissement de la croissance de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre.
Sur le marché des changes, l’euro tente de reprendre un peu de hauteur face au dollar pour se négocier à 1,2962. La monnaie unique reprend aussi 0,5% à 103,57 yens. Le dollar évolue en baisse face à l’ensemble des devises mais gagne 0,3% face au yen à 79,89.
Le pétrole évolue en ordre dispersé avec un WTI qui se négocie à 97,06$ en hausse de 0,25% alors que le brent repasse sous les 113$, à 112,80 en repli de 0,36%.
Enfin l’once d’or reste à l’équilibre, à 1595$.