Lundi 14 mai

L’impasse politique grecque, et le revers électoral cuisant d’Angela Merkel aux élections de Rhénanie du Nord Westphalie commencent à peser sérieusement sur l'Euro... La devise européenne a chuté cette nuit sous le seuil de 1,29$ en Asie, tombant jusqu'à 1,2872$, son niveau le plus bas depuis 4 mois.

Depuis le 6 mai, date des élections législatives, l’euro accuse un repli de 1,6% contre le billet vert (1,2869). Il recule aussi de 2,5% face au yen et oscille autour des 103 yens, et abandonne 4% face au sterling (0,8012).

La défaite du CDU, le parti de la chancelière allemande Angela Merkel qui n’obtient que 39% des voix aux élections régionales en Rhénanie du Nord Westphalie, est perçue en Europe comme une claque électorale qui fragilise sa légitimité. Elle doit à tout prix tirer les leçons de cet échec pour ne pas perdre les élections de septembre 2013. Fragilisée politiquement, certains commentateurs estiment qu’elle va devoir assouplir sa vision en acceptant de prendre en compte la dimension de croissance pour compléter le traité européen de discipline budgétaire.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, s’est d’ailleurs dit prêt à discuter d'un soutien à la croissance au sein de l'Union européenne mais s’oppose à une politique de relance financée par davantage de dette publique. "Par croissance, je n'entends évidemment pas la stimulation artificielle de la demande au moyen de dépenses budgétaires accrues", écrit le ministre dans cette tribune.

« La croissance dont a besoin l'Europe doit provenir de gains de compétitivité et être assise sur la discipline budgétaire », a insisté le ministre allemand.

"Nous sommes prêts, par exemple, à nous entretenir sur la capacité de la Banque européenne d'investissement à promouvoir la croissance", a-t-il ajouté.

Pour résumer, si la France et L’Allemagne sont d’accord pour stimuler la croissance, ils divergent sur les moyens de relancer l’économie.

Mais ce qui pèse le plus sur la monnaie unique, c’est le chaos politique dans laquelle la Grèce s’est engouffrée au soir des élections législatives du 6 mai. Les marchés qui envisagent de plus en plus une sortie de la Grèce de la zone Euro craignent qu'un tel événement ne déclenche une nouvelle tempête dans l'ensemble de la région.

Un scénario qui semblait hautement improbable il y a encore quelques semaines et qui gagne en crédibilité à mesure que les responsables politiques échouent à former une coalition. Après l'échec d'une réunion tenue hier entre les dirigeants des trois principaux partis, la Grèce semble de fait s'orienter vers de nouvelles élections. Le chef de file de la gauche radicale, Alexis Tsipras, arrivé en deuxième position aux élections législatives, a refusé une nouvelle fois de participer à un gouvernement qui appliquerait les conditions des plans de sauvegarde de la Grèce. Mais si la Grèce refuse d’appliquer le plan d’austérité fixé par ses créanciers, elle ne recevra pas sa prochaine tranche d’aide financière ce qui pourrait précipiter le pays vers un défaut de paiement dès juin et conduire in fine à l'abandon de l'Euro. De quoi faire tomber la monnaie unique au plus bas depuis 4 mois face au billet vert.

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