La fébrilité et la nervosité étaient au rendez vous après le désaveu cinglant d’Angela Merkel aux élections de la région Rhénanie-du –Nord-Westphalie, un revers électoral auquel s’ajoute une adjudication espagnole, qui fait ressortir une prime de risque en nette hausse ce qui a propulsé les taux longs du pays largement au dessus du seul des 6%, à 6,23% précisément. De plus, l’instabilité politique en Grèce suscite également l’angoisse des marchés, le scénario d’une sortie de la Grèce ne pouvant plus être écarté
Enfin, la production industrielle s’est contractée de 0,3% en mars en zone euro, ce qui porte le repli de 2,2% en glissement annuel, un indicateur de mauvais augure avant la publication des taux de croissance en Europe qui devrait confirmer l’entrée officielle de la zone euro en récession.
Autant de points négatifs qui ramènent les marchés sur leurs plus bas annuels.
Paris dégringole de 2,29% à 3057 points avec 2,7 milliards échangés. Ailleurs en Europe, le Dax recule de 1,94% à 6452 points. Londres recule de 1,8% comme l’euro stoxx abandonne -2,2%. Madrid et Milan chutent de 2,7% alors que Athènes redonne de son coté -4,56%
Du coté des valeurs, seulement deux titres parviennent à se hisser dans le vert. Meilleure performance, Vallourec, qui a plongé de 20% vendredi après la publication de ses résultats s’offre un rebond technique de 0,77%, à 34,56 euros.
A l’inverse, EADS qui publie mercredi profite de la faiblesse de l’euro pour signer la meilleure performance avec une légère hausse de 0,44%, à 28,73 euros.
A l’inverse, les cycliques sont logiquement les plus pénalisées à l’instar de STM et Peugeot qui reculent respectivement de 5,69% et 4,6%. Sur le SBF 120 Faurecia et Aperam se distinguent parmi les plus fortes baisses avec respectivement -5,81% et 5,71%.
Le secteur bancaire se distingue parmi les plus fortes baisses. Lanterne rouge, Crédit agricole abandonne 5,49%, à 3.27 euros, Société Générale recule de 4,15%, à 16,5 euros, BNP se repli de 3,66%, 27,62 euros. Sur le SBF 120, Natixis chute de 5,46%, à 2,03.
Sur le marché des changes, l'euro reste au plus bas depuis 4 mois, en repli de 0,44% face au dollar pour s'échanger à 1,284$ Il dégringole aussi de 0,6% face au yen, à 102,50. Le billet vert s’inscrit en très légère hausse face aux autres devises mais perd 0,26% contre le sterling et 0,18% contre le yen, à 79,80.
Le pétrole accélère sa correction et redonne encore 1,78% à 94,42$ pour le WTI tandis que le Brent cède 1,32%, à 109,29$.
La correction s’amplifie encore sur l’once d’or qui plonge de 1,39% à 1562$.