EADS s’adjuge 1,25% à 29,085 euros dans un marché parisien miné par l’impasse politique en Grèce et profitant de la faiblesse de la monnaie unique. La seule rescapée de cette déprime boursière s’essayera à l’exercice des publications trimestrielles demain, avant l’ouverture des marchés.
Le chiffre d’affaires du groupe est attendu en hausse de 6% sur le millésime en cours, dans la continuité de la hausse des facturations de 7% observée l’an passé, malgré un contexte économique peu enthousiasmant. L’avionneur escompte livrer 570 avions sur l’exercice 2012, ce qui constitue un carnet de commandes historiques après avoir vendu…plus de 1 600 avions en 2011 !
Si les résultats commerciaux sont bel et bien au rendez-vous, le groupe travaille sur l’amélioration de sa rentabilité. La marge opérationnelle devrait s’apprécier alors que l’EBIT devrait s’installer à 2,5 milliards d'euros après 1,79 milliard d'euros en 2011 soit une progression de 40%. Pour le long terme, les perspectives sont plus que florissantes, EADS a estimé que l'Amérique latine aurait besoin de plus de 2.500 appareils d'ici à 2032, tandis qu'à plus court terme Air China a déclaré ne pas avoir annulé de commandes auprès d'Airbus et qu'elle envisageait d'accroître encore ses capacités. Les pays émergeants, telle est la botte secrète du groupe européen alors qu’ils représentent la moitié du carnet de commande de l’avionneur…
Autre atout dans la manche d’EADS, il présente un bilan solide, forte d’une trésorerie de 11,7 milliards d'euros. Un matelas financier plutôt confortable pour financer des projets en cours sans porter atteinte à l’intégrité de sa structure bilancielle.
Même en ces temps plus troubles sur les marchés financiers, le titre EADS progresse à son rythme, imperturbablement. Le dossier avait achevé l’année écoulée sur les 20 euros, un niveau de cours qu’il s’était empressé de s’affranchir pour se diriger vers ses plus hauts historiques d’avril 2006 où l’action avait touché les 35 euros. A ces niveaux de cours, le potentiel sur le titre est limité à court terme et quelques prises de bénéfices peuvent intervenir...