Les clignotants d’Ubisoft sont au vert pour l’exercice 2011-2012. Et le Marché ne se prive pas pour saluer la performance de l’éditeur de jeux vidéos, le titre bondit de 8% à 5,43 euros.
Pour l'exercice clos au 31 mars 2012, la société pilotée par les frères Guillemot a publié des comptes plus qu’encourageants. Le chiffre d’affaires dépasse le milliard d’euros à 1,06 milliard d’euros, en hausse de 2,1% (+3,9% à taux de change constants) par rapport aux 1,039 milliard d’euros réalisés sur l'exercice 2010/2011. Les revenus « on line » se sont nettement distingués à la hausse puisqu’ils s’inscrivent en forte croissance de 110,8% à 80 millions d’euros.
L’appétence des joueurs passionnés et grand public pour les jeux on line ont dopé la profitabité du groupe avec une marge brute s'élève à 718,1 millions d’euros, en hausse significative en pourcentage du chiffre d'affaires à 67,7% contre 64,8% en 2010-2011. Dans la continuité de l'amélioration constatée en 2010-11, Ubisoft explique cette progression « par l'amélioration significative de la marge brute du back-catalogue et par la forte hausse des ventes online à marge très élevée. ». Le résultat opérationnel courant s'élève à 56 millions d’euros après 29,4 millions d’euros réalisés l’an passé. Un niveau qui traduit une marge de 5,3% contre à peine 3% en 2010/2011. En plus d’un résultat opérationnel qui progresse sensiblement, Ubisoft est parvenu à renouer avec les bénéfices. Un fait qui était tant attendu de la communauté financière… Le groupe a donc redressé la barre en dégageant un bénéfice net de 37,3 millions d'euros contre une perte de 52 millions d'euros un an plus tôt
Pour le premier trimestre 2012/2013 les facturations sont attendues aux alentours de 115 millions d'euros, en hausse d'environ 11% par rapport au premier trimestre 2011/2012. Ubisoft a également indiqué s'attendre pour son exercice 2012/2013 à une hausse de son résultat opérationnel courant comprise entre 25% et 61% à la faveur de son dernier opus Assassin’s Creed 3 (Ubisoft pronostique des ventes supérieures à celles du deuxième volet) et de la poursuite de la rentabilité sur les jeux online. Le groupe espère atteindre l’équilibre opérationnel sur ce segment, en pleine expansion, contre une perte de 20 millions d’euros en 2011-2012. L'éditeur français de jeux vidéo s’attend ainsi à réaliser un résultat opérationnel courant compris entre 70 et 90 millions d'euros pour l'exercice 2012/2013. Eu égard ces perspectives, l’embellie devrait donc se poursuivre.
Une bonne nouvelle pour les actionnaires alors que le titre avait subi la défiance du marché les mois précédents. Une défiance qui avait ramené le cours sous les 5 euros en avril et ce après une fulgurante remontée vers les 6,50 euros au début de l’année. Un peu plus loin dans le temps, le dossier avait a vu sa valorisation fondre comme neige au soleil ; d’un plus haut annuel à 9,43 euros en février, il s’est effondré sur 3,70 euros, soit des niveaux qui n’ont plus été vu depuis 2003/2004. Mais cette crise de confiance semble être derrière le groupe des frères Guillemot. Même les brokers y vont de leur compliment l’instar de Natixis qui a relevé son conseil sur la valeur de « réduire » à « acheter » après ce retour aux bénéfices et les perspectives affichées par le groupe.