Les marchés actions américains cèdent comme en Europe à la déprime, Wall Street a ainsi terminé en repli pour la cinquième séance d'affilée jeudi encore minés par des indicateurs économiques jugés décevants qui s’ajoute aux inquiétudes liées à la crise de la zone euro.
Le Dow Jones a perdu 1,24 à 12.442,49 points, tandis que le S&P-500 a cédé 1,51% à 1.304,86 points. Le Nasdaq Composite accuse un lourd repli de plus de 2% pour finir à 2.813,69 points.
L'indice des indicateurs avancés, qui donne des pistes quant à l'évolution de l'activité économique aux Etats-Unis, a baissé en avril pour la première fois en sept mois, tandis l’indice « Philly Fed » a reculé contre toute attente pour toucher son plus bas depuis septembre. Autre motif d’inquiétude sur la vigueur de la reprise de l'économie américaine, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont restées stables la semaine dernière, alors qu’on attendait une légère baisse.
En Asie, la déprime et les inquiétudes étaient de mise avec une Bourse de Tokyo a terminé en forte baisse vendredi. L'indice Nikkei a lâché 2,99% à 8.611,31 points, toujours plombé par les craintes sur l'aggravation de la crise de la dette en zone euro mais aussi et c’est nouveau par le renchérissement du yen Le ministre des Finances japonais Jun Azumi a en effet déclaré ce vendredi qu'il suivait les évolutions sur le marché des changes avec une attention toute particulière, ajoutant qu'il était prêt à réagir de manière appropriée. Un discours qui suggère à demi-mot, une possible intervention sur le yen.
Une fois n’est pas coutume, la crise de la zone euro continue aussi de peser sur l'humeur des investisseurs. A Paris, le CAC40 devrait perdre 0,80% et enfoncer le seuil symbolique des 3 000 points alors Fitch vient contribuer à l’inquiétude ambiante qui règne sur les marchés en abaissant d'un cran la note de la dette de la Grèce, à « CCC », étant donné le « risque accru » de sortie de la zone euro. En outre, l'Espagne, l'autre pays qui inquiète le plus les investisseurs, a vu la note de 16 de ses banques dégradée par Moody's, dont Santander. Cette dernière est la plus importante banque de la zone euro.