Les mauvaises nouvelles s’amoncellent tels des nuages par mauvais temps dans le ciel bien encombré du Vieux Continent. Et font ployer l’indice parisien de près de 1% dans les premiers échanges, pour le renvoyer sous le seuil symbolique des 3 000 points. Une fois n’est pas coutume, la crise de la zone euro continue aussi de peser sur l'humeur des investisseurs. Un coté, les dernières nouvelles sur le sujet ne sont pas de nature à créer l’euphorique sur les places boursières. Fitch vient contribuer à l’inquiétude ambiante qui règne sur les marchés en abaissant d'un cran la note de la dette de la Grèce, à « CCC », étant donné le « risque accru » de sortie de la zone euro. Mais Le chef de la gauche radicale grecque ne l’entend pas de cette oreille. Le leader de la gauche radicale Syriza, qui espère remporter les élections législatives du 17 juin prochain, met l’Europe devant ses responsabilités et estime qu’elle n'a pas d'autre choix que d'aider la Grèce, de crainte d'avoir à affronter une crise généralisée dans la zone Euro...En outre, l'Espagne, l'autre pays qui inquiète le plus les investisseurs, a vu la note de 16 de ses banques dégradée par Moody's, dont Santander. Cette dernière est la plus importante banque de la zone euro. Alors, en l’absence de publications d’entreprises à se mettre sous la dent, pont oblige, le seul événement qui pourrait faire oublier pour un (léger temps) cette cacophonie en Europe est bien sur l’introduction en Bourse de Facebook. Les investisseurs scruteront de près l’entrée en Bourse la plus attendue de l’année et la deuxième plus importante de la place américaine. Le prix définitif a été fixé à 38 dollars par action, en haut de la fourchette proposée, soit une valorisation de 104 milliards de dollars ou 82,5 milliards d'euros.
Toutes les valeurs du CAC40 sont dans le rouge…
Arcelor Mittal a annoncé avoir cédé son entité de distribution de formage d'acier dans les pays de l'Accord de libre échange nord-américain, Skyline Steel et Astralloy, à l'américain Nucor. Le montant de la transaction est évalué à 605 millions de dollars. Le titre du sidérurgiste cède 1,59% à 11,12 euros.
Les bancaires sont en difficulté après le coup de semonce de Moody’s qui a abaissé la note de 16 banques espagnoles, dont Santander, la plus grande de la zone euro. BNP Paribas perd 2% à 24,97 euros, Société Générale (-1,36% à 15,25 euros), Credit Agricole (-1,20% à 2,96 euros).
UBS a relevé Eutelsat Communications de neutre à acheter. Le titre est la seule valeur du SBF 120 a échappé à la vague baissière en s’adjugeant 0,75% à 23,48 euros.
Sur le marché des changes, l’euro reste sans grande surprise sur ses plus bas, à 1,2659 dollar et cède 0,36% à 100,31 face au yen. Le billet vert ne redonnne que 0,05% à 79,237 face à la monnaie nipponne. Le brent perd 0,19% à 106,47 dollars et le WTI redonne 0,68% à 92,07 dollars. Le métal jaune ne joue plus du tout son statut de valeur refuge à plein, il perd 0,42% pour se négocier à 1568,20 dollars l’once.