Athènes pourrait faire défaut dans 20 jours si elle ne recoit pas d'aide financière

mardi 22 novembre
Auteur: Rédaction Monfinancier
Il y a 8 ans - Le 22/11/2011 à 16h11

L'Union européenne a prévenu la Grèce qu'à moins que les dirigeants politiques du pays ne s'engagent par écrit à soutenir les réformes convenues, la prochaine tranche d'aide de 8 milliards d'euros ne serait pas versée, ce qui veut dire que le pays pourrait être à court d'argent dans une vingtaine de jours, ont déclaré mardi des représentants du gouvernement grec et de la zone euro.

L'impasse actuelle est due au refus du chef de file du parti d'opposition Nouvelle Démocratie de signer cet engagement. Antonis Samaras craint que les électeurs ne considèrent cette signature comme un abandon de sa promesse de renégocier les prêts accordés à la Grèce si son parti arrive au pouvoir.
"Il y a suffisamment d'argent pour encore une vingtaine de jours", a expliqué un représentant du gouvernement grec. "Sans cette tranche d'aide, nous ferons défaut sur le remboursement d'emprunts de 2,8 milliards d'euros en décembre, et nous ne pourrons plus verser les salaires et les retraites. La situation est très grave et le problème doit être résolu cette semaine".

Un diplomate européen a indiqué que le Premier ministre grec Lucas Papadémos avait reçu un nouvel avertissement lors de ses réunions lundi à Bruxelles avec José Manuel Barroso, le président de la Commission, et Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen.
Lucas Papadémos, qui dirige un gouvernement de coalition soutenu par le Pasok, le parti socialiste sortant, par Nouvelle Démocratie et par le petit parti nationaliste LAOS, a rencontré mardi Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe, à Luxembourg.
Jean-Claude Juncker a déclaré que la lettre d'engagement devrait être soumise au plus tard le 29 novembre, date de la prochaine réunion de l'Eurogroupe.
"Nous parlerons du versement de la sixième tranche d'aide et je suis assez optimiste quant au fait que nous allons d'ici là nous trouver en position de rendre une décision positive [...]", a affirmé le président de l'Eurogroupe.
"Nous avons demandé à recevoir une lettre d'engagement du nouveau Premier ministre grec [...] cette idée devrait être partagée par les principaux leaders politiques", a-t-il expliqué.
Le ministre néerlandais des Finances, Jan Kees de Jager, a pour sa part indiqué que la Grèce ne recevrait pas de nouvelle aide si Antonis Samaras n'exprime pas son soutien par écrit aux réformes prévues.
"Je ne comprends pas pourquoi ils font tant de difficultés", a-t-il déclaré lors d'un entretien télévisé, se référant à Antonis Samaras et à son parti. "Nous devons être sûrs qu'ils sont déterminés à entreprendre les réformes".
Un représentant de Nouvelle Démocratie a reconnu que les pressions s'accentuaient sur Antonis Samaras et que le parti cherchait à obtenir cette semaine un "compromis qui lui permettrait de sauver la face".
La zone euro souhaite que les dirigeants s'engagent à ce que le parti qui gagnera les élections législatives de février, quel qu'il soit, poursuivra les réformes.
"Il y a un gros problème de méfiance vis-à-vis de la Grèce", a expliqué le diplomate européen. "Donc les promesses habituelles d'Athènes, qui n'ont généralement pas été respectées, ne suffiront pas".
Un représentant du Fonds monétaire international a indiqué que le conseil du FMI se réunirait probablement la semaine prochaine pour décider du versement de la tranche d'aide, qui fait partie du premier plan de sauvetage de 110 milliards d'euros mis en place
A lire également
Regain d’optimisme

Le CAC 40 a terminé la séance du jour en hausse de 4.72 % à 4 353 points. La contagion semble ralentir en Europe, où le taux de croissance des nouvelles infections est désormais repassé sous le seuil des 10%, notamment porté par les mesures de confinement.

Lire la suite
Nos solutions
M VIE Notre gamme
d’assurance vie
Plus d'infos
M SCPI Nos SCPI en direct
Plus d'infos
M investissement Nos fonds structurés
Plus d'infos

À découvrir également sur meilleurplacement.com