
Qui sont les nouveaux investisseurs particuliers en Bourse ?
par Julia Bridger, associée Euroland Corporate
L’AMF vient de publier son tableau de bord de septembre consacré aux investisseurs particuliers actifs. Son constat est clair : au premier semestre 2026, le nombre de Français ayant réalisé au moins une transaction sur les marchés a atteint son plus haut niveau depuis le début de cette mesure, en 2018. Derrière cette progression se dessine aussi une évolution du profil des investisseurs et de leurs pratiques.
Près de 1,2 million de particuliers ont réalisé au moins une transaction en actions au cours de chacun des deux premiers trimestres de 2026. Sur l’ensemble du semestre, l’AMF a recensé 36 millions de transactions sur actions cotées dans l’Union européenne.
L’arrivée de nouveaux investisseurs reste soutenue. Environ 435 000 particuliers ont réalisé au premier semestre leur premier achat d’un instrument financier coté depuis le début des déclarations de transactions en 2018. Parmi eux, 282 000 ont acheté une action pour la première fois et 394 000 un ETF. Ces deux catégories se recoupent : un même investisseur peut avoir effectué son premier achat dans chacune d’elles.
Au-delà des volumes, deux évolutions méritent l’attention des sociétés cotées.
La première est le rajeunissement des investisseurs actifs. Au deuxième trimestre 2026, leur âge moyen était d’un peu plus de 47 ans pour les actions, contre environ 60 ans en 2018. La seconde concerne la taille des opérations. Le montant médian d’une transaction s’établissait à 481 euros pour les actions au deuxième trimestre 2026, alors qu’il était respectivement proche de 1 000 euros en 2020.
Ces chiffres témoignent d’un accès aux marchés plus largement partagé, avec des investisseurs qui peuvent commencer par des montants modestes.
Autre changement : le parcours de l’investisseur dépasse désormais largement les plateformes établies en France. Au premier semestre, environ 350 000 Français ont réalisé chaque trimestre une transaction en actions auprès d’un prestataire situé dans un autre pays de l’Union européenne. Parmi les nouveaux investisseurs en actions, 55 % ont effectué leur premier achat auprès d’un tel prestataire, sur une action relevant de la compétence de l’AMF. Pour une société cotée, cette évolution rappelle que sa visibilité se construit dans un environnement européen où les investisseurs disposent d’un choix très large.
Que peut en retenir une small cap ? D’abord, qu’il existe un public actif et renouvelé auquel elle peut s’adresser. Ensuite, qu’être cotée ne suffit pas à être identifiée. Une entreprise de taille moyenne doit donner aux investisseurs des raisons concrètes de s’intéresser à son activité : un modèle compréhensible, une stratégie clairement exposée et des perspectives qu’ils peuvent suivre dans le temps.
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Pour capter l’attention de ces investisseurs, les small caps doivent être proactives dans leur communication. Publier leurs résultats ne suffit pas : elles gagnent à communiquer régulièrement sur leurs avancées, à expliquer leurs perspectives et à multiplier les occasions d’échanger avec les particuliers. Cette présence dans la durée permet de faire connaître l’entreprise au-delà de ses temps forts financiers et de construire une relation de confiance. Chez EuroLand Corporate, nous accompagnons les sociétés cotées dans cette démarche, notamment en développant des formats et des rencontres qui favorisent le dialogue avec les investisseurs particuliers.