Industrie - Des étincelles au bois, le chantier repart
Le secteur industriel avance en terrain miné. Ralentissement cyclique, tensions géopolitiques persistantes, mais aussi poches de croissance bien réelles : dans ce paysage brouillé, la Bourse ne pardonne plus l’approximation. La sélection redevient reine.
STIF en est l’illustration la plus frappante. Le titre s’est envolé de près de 13% en cinq séances, contrastant avec un second semestre boursier 2025 plus poussif. Le marché salue surtout un changement d’échelle : la protection contre les explosions n’est plus un métier de niche, mais un levier direct de la révolution du stockage d’énergie. Avec plus de 45% du chiffre d’affaires exposé aux BESS et une internationalisation accélérée, STIF dépasse ses objectifs et s’installe dans une trajectoire de croissance structurelle. Le vrai sujet n’est plus la cyclicité, mais la capacité à tenir ce rythme.
À l’opposé du spectre, Groupe Poujoulat joue la carte de la solidité. Le rebond hebdomadaire de +13% récompense un modèle diversifié où le bois énergie compense le tassement des conduits traditionnels. Dans un environnement incertain, la visibilité offerte par la décarbonation agit comme un amortisseur boursier.
Enfin, Manitou Group rappelle que la cyclicité n’est jamais morte. Après un exercice 2025 en retrait, le titre reprend +17% grâce à un quatrième trimestre robuste et à un net redressement des commandes en Europe suggestif d’un point bas. La guidance 2026 est plus constructive, mais reste suspendue au scénario macro.
Croissance structurelle, défense industrielle ou pari cyclique : l’industrie n’est pas un bloc. Pour l’investisseur, le différentiel se joue désormais sur le modèle, pas sur le secteur.

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