Le Top / Flop de la semaine
À retenir cette semaine
Changement de décor sur les marchés. Paris tire son épingle du jeu avec un CAC 40 en hausse de +1,9% et un CAC Mid & Small à +2,4%. À Wall Street, la tendance s'inverse : le S&P 500 cède -0,6% et le Nasdaq recule de -2,5%. Le thème de l'intelligence artificielle montre des signes d'essoufflement, entraînant une forte volatilité sur les petites capitalisations françaises.
TOP valeurs de la semaine
2CRSI (+18,3%)
Nouvelle semaine mouvementée pour 2CRSi, portée par les avancées du projet Aether, un futur site industriel dédié à l'IA. Le fabricant de serveurs évoque un potentiel commercial supérieur à 1 Md€. L'enthousiasme reste toutefois tempéré par l'attente des conclusions définitives de l'expertise indépendante lancée après les accusations d'un vendeur à découvert. Rendez-vous le 29 octobre pour les résultats annuels.
CHARWOOD ENERGY (+16,2%)
Charwood s'envole après l'annonce d'un projet d'OPA simplifiée à 4,10 € par action, soit une prime de 18,2% sur le dernier cours avant l'annonce. À l'initiative de son dirigeant Adrien Haller, Biomasse Vision 2030 contrôle désormais 91,75% du capital. Un retrait obligatoire pourrait suivre, seulement quatre ans après une introduction en Bourse réalisée à 11,38 € par action.
BONDUELLE (+5,4%)
Bonduelle reprend des couleurs après des résultats annuels initialement mal accueillis. Le groupe renoue avec les bénéfices, affichant un résultat net de 16,2 M€ contre une perte de 11,5 M€ un an plus tôt. La génération de trésorerie opérationnelle courante progresse également fortement, à 98,9 M€. Malgré ce rebond, le titre accuse encore un repli de -21% depuis janvier, tandis que la rentabilité opérationnelle reste sous pression.
FLOP valeurs de la semaine
GROUPE LDLC (-16,0%)
Huit séances consécutives de baisse pour LDLC. Si le détachement du dividende de 0,73 € explique une partie du recul, les investisseurs redoutent surtout une nouvelle publication décevante le 29 octobre. Le distributeur informatique avait déjà enregistré une contraction de -14,3% de son activité au premier trimestre. La hausse des prix des composants mémoire, alimentée par la demande des datacenters IA, pourrait également peser sur les achats de PC des particuliers.
RIBER (-10,4%)
Retour sur terre pour Riber ! Sans annonce particulière, le spécialiste des équipements pour semi-conducteurs subit une violente correction, dans un contexte de désengagement des valeurs liées à l'IA et à la photonique. Après avoir culminé à 18,50 € en avril, le titre souffre d'un décalage entre les attentes suscitées par sa technologie ROSIE et des perspectives commerciales encore lointaines. Il conserve néanmoins une progression supérieure à +110% sur un an.
OPMOBILITY (-3,6%)
Coup de frein brutal pour l'équipementier automobile, qui revoit ses ambitions 2026 à la baisse. Sa marge opérationnelle est désormais attendue entre 430 et 450 M€, contre 490 M€ en 2025. En cause, un marché automobile dégradé et des projets hydrogène reportés ou annulés. Le groupe prévoit également une restructuration de 770 postes, pour un coût pouvant atteindre 130 M€. Un avertissement lourdement sanctionné en Bourse.
Inscrivez-vous ou inscrivez un ami à la newsletter d'Euroland Corporate
* Les informations, données chiffrées, opinions et analyses contenues dans cette recommandation proviennent de sources jugées fiables au moment de la publication. Toutefois, leur exactitude ou leur exhaustivité ne peuvent être garanties. Les analyses et interprétations de marché contenues dans la présente recommandation ne sont pas personnalisées et reflètent uniquement l’opinion de l’auteur à la date de rédaction et sont susceptibles d’évoluer sans préavis. Les projections, prévisions et objectifs de prix présentés sont fournis à titre indicatif. Ils ne constituent pas une garantie de performance future. L’évaluation des instruments financiers ou des émetteurs mentionnés repose sur les méthodes suivantes : analyse fondamentale (bilan, compte de résultat, valorisation relative), analyse technique (tendances et niveaux de prix clés), et / ou analyse macroéconomique (taux, inflation, politique monétaire). Les informations, analyses et recommandations publiées par Meilleurtaux Placement sont fournies à titre strictement informatif et ne constituent en aucun cas une incitation à l’achat ou à la vente d’instruments financiers. Ces publications ne doivent pas être interprétées comme un conseil en investissement personnalisé, une offre de souscription, ni une promesse de performance. Elles s’adressent à des investisseurs avertis, préalablement informés des risques inhérents aux marchés financiers, et notamment du risque de perte en capital. Meilleurtaux Placement rappelle que les performances passées ne préjugent pas des performances futures et décline toute responsabilité quant aux pertes éventuelles résultant de l’utilisation ou de l’interprétation des informations publiées. Les principales sources utilisées par les auteurs de cet article sont : Bloomberg, Reuters, Financial Times, The Wall Street Journal, Les Échos, Zonebourse, Morningstar, BFM Business, Capital, Investing.com. Dans le cadre de ses publications, Meilleurtaux Placement relève de la compétence de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).