Les marchés victimes du syndrome Brexit

mercredi 02 novembre
Auteur: Rédaction MeilleurPlacement
Il y a 3 ans - Le 02/11/2016 à 07h11

Les marchés sont sous pression avant les élections américaines. Étonnant ce qui se passe sur les marchés cette semaine. Il a fallu attendre d’être à 7 jours de l’élection pour que les investisseurs commencent à s’inquiéter. On pourrait appeler cela le syndrome du Brexit. Rappelez-vous. Personne, mais absolument personne, ne croyait à la victoire du camp du Brexit...

PLUS JAMAIS CA

... et aucun investisseur ne s’était couvert contre ce risque. On connaît la suite. Et on était dans la même situation jusqu’à ce week-end tant les sondages donnaient Hillary Clinton largement gagnantes. Pas un seul investisseur n’avait parié ou s’était même un peu assuré contre le risque d’une victoire de Trump. Et depuis la nouvelle affaire des e-mails, tout a changé. Ce n’est pas la panique. Ce n’est pas un krach car le pire n’est jamais certain, et le pire pour les marchés c’est évidemment la victoire de Trump. Mais depuis le Brexit, plus aucun investisseur, plus aucun gérant ne veut se faire prendre et qu’on puisse lui reprocher de ne pas s’être couvert contre le risque d’une victoire Trump

RUÉE SUR LES OPTIONS

Pratiquement, comment on se couvre contre le risque Trump ? En cas de victoire de Trump, il y aura évidemment une baisse des marchés boursiers et une baisse du dollar. Il y a donc deux approches possibles. La première consiste tout simplement à s’alléger, c’est-à-dire à vendre une partie de ses actions pour réduire son exposition. La deuxième, la plus utilisée, consiste à acheter des options à la baisse des indices boursiers américains. Un contrat d’assurance à court terme, à une semaine. Si Trump est élu, votre assurance vous permet de limiter la casse. Si Trump est battu, vous n’avez perdu que la prime d’assurance. La ruée vers les options, ces contrats d’assurance, explique la hausse de l’indice de volatilité sur les marchés. Les investisseurs semblent avoir retenu la leçon du referendum anglais. Le syndrome Brexit va peser sur les marchés jusqu’à mardi prochain.

DU CÔTÉ DES MARCHÉS

Les indices américains ont décroché de 0.6/0.7%, le dollar s'est affaibli avec un euro à 1.1060 et un dollar yen en dessous des 104. Le CAC est repassé en dessous des 4500 points, à 4470, et ce matin le Nikkei est en baisse de près de 2%. C'est l'or qui remporte la mise en s'approchant des 1300 dollars l'once tandis que le pétrole chute à 47 dollars. Le Vix, indice de volatilité, donc de nervosité des marchés, est au-dessus des 18%. Il était à 14% la semaine passée.

ON COMPTE LES JOURS

Très étrange cette fin de quinquennat. On n'arrive même plus à détester François Hollande. On a juste envie qu'il parte le plus vite possible, que le temps s'accélère jusqu'aux élections de mai, qu'on l'oublie au plus vite et qu'on tourne la page d'un épisode de notre histoire dont on a un peu honte. Même si on ne sait pas ce qu'on aura après, on ose espérer que ça ne pourra pas être pire. Il reste 186 jours à tenir.

ÇA VA (UN PEU) MIEUX EN EUROPE

Mais ce n'est tout de même pas la joie. La croissance au troisième trimestre reste à 0.3% comme au deuxième trimestre. On est loin d'une Grande-Bretagne pourtant perturbée par le Brexit ou des États-unis. Heureusement qu'il y a l'Espagne et ses 0.7% qui nous tire vers le haut. L'inflation, elle, frémit. Heureusement. 0.5% en octobre. Pas de quoi quand même sortir le champagne. Ou changer la politique de la BCE.

ET ON ATTEND, COMME DAB, YELLEN

Réunion de la Banque centrale américaine aujourd'hui. Et tout le monde s'attend...à ce qu'il ne se passe rien. Mais chaque mot de Yellen sera soupesé et décortiqué pour savoir, si oui ou non, enfin, elle va remonter les taux en décembre. Avec un chômage au plus bas et une croissance à 2.9%, elle n'a plus beaucoup d'excuse pour ne rien faire.

PAUVRE JAPON

Des dizaines d'années qu'il tente tout ce qui peut exister, et même ce qui n'existe pas, pour lutter contre la déflation et atteindre le Graal: un taux d'inflation de 2%. L'objectif que la Banque du Japon s'était fixée pour ... 2017 et qu'elle n'atteindra pas. Or l'inflation en 2016 sera...nulle. Comme les effets des mesures que les Japonais ont pris pour la relancer. Déflation, quand tu nous tiens...

AUCUN ESPOIR DE REBOND DU PÉTROLE

Hier Shell et BP ont prévenu les investisseurs : n'attendez aucune remontée du pétrole. Ils prévoient un pétrole autour des 50 dollars et se mettent en ordre de bataille pour réduire, encore plus, leurs dépenses, leurs investissements pour pouvoir supporter le poids de la dette. Ambiance déprime.

LE FOSSÉ

Les chiffres sont sans appel. Le fossé entre les levées des start-ups européennes et américaines se creuse de façon dramatique. En Europe, une levée comme celle de Deliveroo par exemple, 275 millions de dollars, est une levée record. À l'échelle des États-Unis où 74 levées en un an ont dépassé les 100 millions de dollars, c'est une levée moyenne. Et, en plus, ou plutôt en moins, les levées en Europe ont chuté de 30% au troisième trimestre. Aie.

ON S'EN FOUT ?

Il va faire froid le matin à partir de demain; Le gouvernement et l'assemblée se battent pour savoir si un chèque peut être valable un an ou seulement six mois, passionnant et fondamental; C'est la panique chez France Télévisions avec des audiences à leur plus bas historique et des salaires à leur plus haut historiques; Aujourd'hui/Le Parisien publie le baromètre du courage politique and the winner is Christine Lagarde; Pécresse vole vers Alain Juppé; 44% des hommes préfèrent les boxers aux slips (40%) ou aux caleçons (15%); Rudy Gobert, basketteur aux US, est le sportif français le mieux payé au monde avec 23.2 millions d'euros par an pour 2.16 m, je devrais gagner 18.7 millions d'euros.

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