L'explosion de la dette française

lundi 30 septembre
Auteur: Rédaction MeilleurPlacement
Il y a 8 mois - Le 30/09/2019 à 07h06

Ce sujet n'intéresse plus personne. S'inquiéter de la dette de l’État est rétro, voire totalement has been. Mais j'en parle quand même. Même si les chiffres officiels ne sont pas encore publiés, la dette française a dépassé la barrière "symbolique" des 100% du PIB.

UN CLUB TRÈS FERMÉ

Nous sommes entrés dans le club très fermé des pays dont la dette a dépassé les 100% du PIB.
Nous sommes en bonne compagnie.
Avec la Grèce, le Zimbabwe et l'éternel Japon et sa dette supérieure à 200%.

POURQUOI ?

Pour une raison simple : ce gouvernement, comme les précédents, ne s'attaque pas à la réduction des dépenses publiques.
Au contraire.
Le budget présenté prévoit des cadeaux fiscaux, des cadeaux électoraux, avec des baisses d'impôts.
Un budget gilets jaunes.
AUCUNE, vraiment aucune, réduction du nombre de fonctionnaires n'a été faite et AUCUNE n'est prévue.

POURQUOI ?

Pour une autre raison aussi que le manque de courage politique.
L'incitation des taux d'intérêt négatifs.
La politique aberrante des banques centrales, et en particulier de la Banque centrale européenne, est une incitation à la dépense.
Pas de sanction pour les cancres.
Au contraire, on les paie pour emprunter, pourquoi se priver ?

QUELLES CONSÉQUENCES ?

L’État va devoir emprunter beaucoup plus d'argent sur les marchés.
205 milliards d'euros pour l'année 2020.
Un record historique.
On était à moins de 100 milliards en 2007, avant la crise.
Mais dans ce contexte de taux, tout le monde s'en fout.
Et c'est une erreur.
Le budget 2020 est un budget de campagne électorale.
Au détriment de la bonne gestion des comptes de l’État.

ET DRAGHI

Le patron sortant de la Banque centrale européenne en remet une couche.
Il incite les pays européens à faire de la relance budgétaire car la politique des banques centrales est à bout de souffle.
Et il veut une union européenne budgétaire et fiscale plus étroite.
Encore une déclaration qui va fait plaisir aux Allemands.

LE COMEBACK DU JOUR

ce n'est pas une victoire.
C'est un raz-de-marée.
Le candidat conservateur Sébastian Kurz remporte 37% des suffrages aux élections législatives.
La bonne nouvelle c'est la chute du parti d'extrême droite, ancien allié dans la coalition et responsable de la chute du gouvernement il y a 4 mois, une baisse de 10%, mais il reste encore à 16% des voix.
L'autre évènement c'est la poussée des écologistes qui passent de 4% à 14%, en 2 ans.
Kurz a le luxe de pouvoir faire une coalition avec n'importe lequel des autres partis.

LA DÉFERLANTE DU JOUR

Trump.
Les tweets.
Il se déchaîne avec la procédure de destitution.
Il hurle à la trahison.
Le "whistleblower", le lanceur d'alerte qui a déclenché l'affaire, va témoigner devant le Congrès.

LES MARCHÉS

sont persuadés que Trump va devoir faire la paix commerciale avec la Chine.
En position de faiblesse avec sa procédure de destitution, il doit afficher une victoire, et surtout rassurer les marchés et les consommateurs américains avec la fin de la guerre commerciale.
Pas aussi simple que ça.

UN DÉBAT PASSIONNANT

vendredi dans C'est Votre Argent.
Sur l'impact du réchauffement climatique sur l'économie et les marchés.
Impact direct.
Mais surtout impact indirect avec le changement des mentalités des nouvelles générations : je défendais la thèse de la déconsommation et donc de la décroissance.
Une thèse que les autres intervenants ont récusée.
Passionnant.
On en reparlera. Souvent.
Vous souhaitez voir le replay ? C'est ici .

LE DOSSIER DU JOUR

Dans le FT.
Comment l'Intelligence Artificielle va provoquer la disparition de millions d'emplois.
On ne le répète pas assez : cette révolution technologique est la seule révolution qui ne crée pas d'emplois et dont l'essence même est de remplacer l'homme par la machine.
Ce n'est ni un fantasme, ni une critique, mais un simple constat.
À lire.

DU CÔTÉ DES MARCHÉS

Malgré de nouveaux développements dans le « dossier de l’Ukraine », les incertitudes dans le conflit commercial sino-américain depuis 18 mois et le Brexit, le CAC 40 a clôturé la séance de vendredi en gain de 0.36 % à 5 640 points.
Outre-Atlantique, le Dow Jones (-0.26 %) et le Nasdaq (-1.13 %) ont été pénalisés vendredi par la menace du Président Trump de retirer de Wall Street les sociétés chinoises qui y sont cotées.
Ce matin à Tokyo, le Nikkei a fini en baisse de 0.56 %, lui aussi impacté par ce nouveau chapitre dans le conflit sino-américain visant, in fine, à limiter les investissements américains dans des entreprises chinoises.
Le CAC 40 est attendu à l’équilibre cette matinée, conséquence des publications officielles chinoises : l'activité dans le secteur manufacturier s'est contractée en septembre pour un cinquième mois consécutif.
Le Brent s'échange à 61.65 $ le baril contre 62.27 $ vendredi matin. L'once d'Or se négocie à 1 493.30 $ contre 1 504.90 $ précédemment et la parité eurodollar, quant à elle, est à 1.0944 contre 1.0916 vendredi au matin.

ON S'EN FOUT ?

La SNCF va fusionner Eurostar et Thalys; Journée de deuil national pour Jacques Chirac aujourd'hui; Yoplait laisse tomber les yaourts à la Grec qui avaient pourtant fait un carton au début des années 2010; Jusqu'à quand va-t-on accepter, pour de l'argent, d'organiser des compétitions sportives dans des pays comme le Qatar alors que les conditions sont totalement insupportables pour les athlètes; Expo sur les 130 ans de la Tour Eiffel sur le parvis de la Tour Eiffel; McKinsey, le célèbre consultant, ouvre un gros magasin pour tester les conseils qu'il donne à ses clients, intéressante initiative; Ouverture du procès Volkswagen aujourd'hui, le procès du Dieselgate.

VOILÀ C'EST TOUT
BONNE JOURNÉE

MAY THE FORCE BE WITH YOU

Le Morning Zapping de
Marc Fiorentino
Miniture Morning

Décryptez l’actualité tous les matins. 180 000 personnes se lèvent du bon pied grâce au Morning Zapping de Marc Fiorentino

À découvrir également sur meilleurplacement.com