On parle beaucoup d’énergie en ce moment.
Mais rarement positivement, en cette période de choc pétrolier.
Ce matin, on a décidé de prendre un peu de hauteur.
Et d’évoquer une source d’espoir.
Un espoir en partie suscité par la France.
Par Dorian Abadie
Responsable Bourse
Meilleurtaux Placement
Le tokamak, c’est l’une des machines les plus folles jamais imaginées.
Un anneau géant. Comme un beignet de métal.
À l’intérieur, un gaz chauffé à des températures extrêmes devient un plasma.
Et ce plasma est tenu en laisse par des aimants gigantesques.
L’idée : recréer sur Terre une partie des conditions du Soleil pour récupérer cette énergie sous forme de chaleur, puis d’électricité.
Une idée assez simple à expliquer, beaucoup moins à reproduire.
Les chercheurs planchent sur la fusion nucléaire depuis 70 ans.
Pourquoi tant d’espoirs ?
Parce que la promesse est vertigineuse.
Une énergie abondante, quasi-illimitée. Pilotable. Propre : sans émissions directes de CO₂ pendant la réaction.
Peu risquée : pas de réaction en chaîne, pas de risque d’explosion majeure.
Avec beaucoup moins de déchets radioactifs à très longue durée de vie que la fission nucléaire “classique” que l’on pratique aujourd’hui dans nos centrales.
Sur le papier, c’est presque le Graal énergétique.
Dans la réalité, c’est encore un chantier scientifique et industriel colossal.
La France a rappelé qu’elle fait partie des grands acteurs du secteur.
En février 2025, le tokamak WEST, exploité à Cadarache dans les Bouches-du-Rhône, a maintenu un plasma pendant plus de 22 minutes.
Un record mondial.
Ce n’est pas encore de l’électricité envoyée dans le réseau, mais c’est un signal fort : maintenir un plasma durablement stable, c’est l’une des clés de la fusion.
Quand l’État laisse nos chercheurs tranquilles, ils sont capables de grandes choses.
Ce record compte parce qu’un plasma est tout sauf docile.
C’est une matière ultra-chaude (environ 50 millions de degrés…), instable, difficile à confiner, difficile à contrôler, difficile à faire durer.
22 minutes de plasma, ce n’est pas comme faire fonctionner une centrale traditionnelle.
C’est montrer que la maîtrise progresse.
Et que la frontière entre science-fiction et ingénierie réelle recule, lentement mais sûrement.
Au centre de cette aventure, il y a ITER.
Le plus grand projet de fusion au monde. Lui aussi installé à Cadarache.
ITER ne doit pas alimenter le réseau électrique.
Sa mission est encore plus importante : prouver qu’un tokamak géant peut fonctionner à une échelle jamais atteinte et ouvrir la voie aux futures centrales de fusion.
Mais soyons clairs : la fusion ne sera pas déployée demain.
ITER avance, mais sur un temps long.
Sur le plan initial, le retard est considérable et l’explosion du budget tout autant.
Le projet, qui visait autrefois 2025, table désormais sur un démarrage des opérations de recherche en 2034.
La facture a explosé : de 5,9 milliards d’euros en 2006, à plus de 20 milliards aujourd’hui.
Même si tout se passait bien, la fusion industrielle ne serait pas pour tout de suite.
Ce n’est pas une réponse immédiate à l’urgence énergétique ou climatique.
Son déploiement n’est pas attendu avant 2045, voire 2050. Au mieux.
Pendant que l’Europe avance avec ITER et que la France brille avec WEST, la concurrence accélère.
La Chine a frappé fort avec son “soleil artificiel”, en tenant un plasma pendant 18 minutes en janvier 2025. Les États-Unis avancent aussi.
La course mondiale est donc lancée.
Et elle ne se joue plus seulement en laboratoire.
Elle se joue aussi en influence, en industrie et en souveraineté technologique.
Oui. Mais sans naïveté.
La fusion soulève de vraies critiques.
D’abord, elle coûte très cher.
Surtout, à ce stade, elle est encore loin de tenir ses promesses en matière de production d’énergie.
Ensuite, elle accumule les retards.
Enfin, cette technologie reste redoutablement complexe.
Présenter cette technologie comme une solution miracle serait une erreur.
La fusion n’effacera pas, à court terme, le besoin de réseaux solides, de nucléaire, de renouvelables et de stockage. Voire de sobriété.
Elle n’est pas un raccourci. Elle est un pari de long terme.
Mais ce pari n’est plus un rêve abstrait. Les records tombent, les machines progressent, les grands pays investissent, les connaissances s’accumulent.
Et la France est au cœur du jeu.
La fusion ne sauvera pas le monde en un claquement de doigts. Mais pour la première fois depuis longtemps, l’idée commence à ressembler à autre chose qu’un mirage.
Le soleil brûle encore loin de nous. Mais à Cadarache, il se rapproche.
La véritable guerre des étoiles ne fait que commencer.
À PART ÇA ? QUOI DE NEUF ?
Nouvelle escalade au Moyen-Orient, liée justement à l’énergie.
Hier, les États-Unis et Israël ont frappé des installations gazières iraniennes, jusqu’à présent épargnées.
Résultat de ces frappes sur des sites stratégiques : une nouvelle hausse du gaz et du pétrole de 10%.
Le baril s’échange désormais autour des 110$. +50% depuis le début de la guerre.
En représailles, l’Iran menace de viser à nouveau des infrastructures énergétiques dans les pays du Golfe.
Bref. Ce n’est pas l’or noir qui fait la force et la richesse des pays pétroliers, c’est notre dépendance au moteur thermique.
Vivement le tokamak.
Hier soir, c’était la grand-messe de la Banque centrale américaine.
Comme toutes les six semaines, son patron a animé une conférence de presse très suivie.
Dans le contexte de choc pétrolier, le marché craint que les banques centrales repoussent leurs baisses de taux pour lutter contre une hausse globale des prix.
Sans surprise, la Fed a maintenu son taux directeur entre 3,50% et 3,75%.
Mais Powell a annoncé qu’une baisse restait possible cette année.
Pour la Fed, l’inflation ralentit trop lentement (autour des 3% sur un an).
Elle est coincée à court terme entre une économie américaine encore solide et les craintes de hausse des prix.
Du moins, en attendant que le successeur de Powell, nommé par Trump, arrive en mai…
Par Olivia Boulay, chargée de contenu patrimonial, Meilleurtaux Placement.
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"Après quelques séances de répit, c’est la douche froide pour les marchés. Les frappes sur les installations énergétiques iraniennes font chuter les grands indices boursiers. Tokyo a cédé 3,38% cette nuit, tandis qu’à Paris, le CAC 40 recule de 1,43% ce matin, autour des 7 855 points. L’indice français accuse désormais une baisse de 8,5% depuis le début de la guerre. Wall Street n’a pas été épargnée non plus hier soir, avec un repli de 1,36% pour le S&P 500 et de 1,46% pour le Nasdaq. Cette attaque inquiète les investisseurs, car elle vise une zone stratégique pour l’énergie mondiale : le champ gazier de South Pars / North Dome, considéré comme la plus grande réserve de gaz au monde. Au sein du CAC 40, seuls Total (+1%) et Sanofi (+0,25%) évoluent dans le vert ce matin. À l’inverse, Accor est une nouvelle fois lourdement sanctionné, avec une baisse de 7% dans les premiers échanges."
Choc pétrolier : Pékin prolonge son interdiction d’exportation de carburant pour protéger son marché intérieur. Près de 50 % de son pétrole brut importé vient du Moyen-Orient et transite par voie maritime ; “France libre” : c’est le nom du futur porte-avions français annoncé par Macron. Il succèdera au Charles de Gaulle en 2038 ; L’un des paris les plus populaires en ce moment sur Polymarket : “Les États-Unis confirmeront-ils l'existence d'extraterrestres avant 2027 ?” Oui : +426% de gain potentiel. Non : +22% ; À 15 ans, certains sèchent les cours par amour. Un jeune Allemand a carrément volé un bus pour conduire sa petite amie à l’école, 130 kilomètres plus loin ; Les amateurs de foot le savent déjà mais on assiste potentiellement à l’un des plus grands scandales du sport en ce moment, entre le Maroc et le Sénégal… Vive le rugby ; Depuis octobre, Meta (Facebook / Instagram) bloque en l'UE certaines campagnes de dons d’associations caritatives au nom d’une régulation européenne… Lamentable ; Un peu de musique : Gil Scott-Heron - Gun ; Météo estivale aujourd’hui et demain sur la quasi-totalité du pays, profitez bien !
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