Vous avez remarqué que les gouvernements, y compris le nôtre, ne réagissent pas à la guerre en Iran comme ils ont réagi aux autres crises ?
Ils ne se sont pas précipités pour distribuer de nouvelles aides ou inventer de nouveaux boucliers comme ils le font habituellement.
La raison ?
Le poids de la dette combiné avec une hausse des taux d'intérêt.
En particulier en France.
Nous qui avons dégainé à chaque orage ou petite tempête des aides, des plans de relance ou de "résilience", et des boucliers aussi nombreux qu'inefficaces, nous chipotons aujourd'hui à distribuer de l'argent.
Malgré les manifestations et les protestations.
Nous, les champions mondiaux du "quoi qu'il en coûte" avons-nous enfin compris que le quoi qu'il en coûte coûte une fortune et plombe le pays ?
Pas tout à fait.
avec la crise en Iran c'est le fait que le niveau des dettes est à des niveaux records, en France bien sûr, mais également dans la plupart des pays développés ET que les taux d'intérêt sont sensiblement remontés.
Les marchés ont envoyé un signal fort aux gouvernements : si vous repartez dans des dépenses inconsidérées, vous serez sanctionnés par des intérêts de plus en plus lourds sur votre dette.
appellent maintenant les BIFs, après les PIGS pendant la crise de l'euro (Portugal, Italie, Grèce et Espagne), n'ont pas de marge de manœuvre.
Ces nouveaux pays à problème sont la Grande-Bretagne, l'Italie et la France, les trois pays européens qui ont vu leurs taux le plus progresser avec la guerre en Iran.
Les BIFs donc.
Moins méprisants que les PIGS mais pas glorieux non plus.
a enfoncé le clou avec une multitude de déclarations et de chiffres hier.
Et notamment un chiffre : en 2029, le niveau de la dette mondiale atteindra les 100% du PIB. Avec deux ans d'avance par rapport aux précédentes projections.
Et ce n'est pas une bonne nouvelle.
lance donc un avertissement clair aux gouvernements : vous devez vous concentrer sur la gestion de vos finances publiques et réduire de toute urgence votre déficit budgétaire.
Et il milite pour le fait d'arrêter les aides et plans de relance.
Pour la réduction des dépenses publiques ce n'est pas pour demain, ni après-demain en France, mais en attendant les marchés ont réussi à faire un peu peur aux accros du quoi qu'il en coûte.
À PART ÇA ? QUOI DE NEUF ?
La vision qu'ont les médias européens et en particulier français.
Quand on lit ou écoute ce qui s'écrit et ce qui se dit, on aurait presque l'impression que l'Iran a déjà gagné la guerre et qu'elle n'a subi que des dommages mineurs.
La réalité est tout autre.
Le pays a été dévasté par ces 5 semaines de bombardements massifs.
17 000 cibles ont été touchées selon le WSJ : voies ferrées, routes, ports, immeubles du gouvernement, installations militaires etc, etc.
Les premières estimations du coût de la reconstruction frôlent les 300 milliards de $.
L'industrie locale est dévastée et ils n'ont même plus les usines pour produire ce qu'il faut d'acier ou d'équipements pour reconstruire.
Et le blocus actuel sape les dernières sources de revenus du pays.
Le pays est donc dévasté, son économie est à l'arrêt avec 50% de la population active actuellement au chômage et ses caisses sont vides.
Une victoire, vraiment ?
C'est l'idée qui a la cote à la mairie de New York.
Et je suis sûr qu'ils se sont inspirés de nous.
Mamdani veut taxer les résidences secondaires à New York.
Bon, l'ordre de grandeur n'est pas tout à fait le même que chez nous puisque la barre serait à 5 millions de dollars minimum.
Et comme la France, New York est en déficit massif, augmente ses dépenses et ne peut donc qu'augmenter ses impôts.
Après le french kiss, les french fries, les french taxes.
Par Dorian Abadie, Responsable Bourse, Meilleurtaux Placement.
"La Bourse de Paris a cédé 0,64% hier, principalement à cause des mauvaises performances d’Hermès (-8,2%) et de Kering (-9,3%). Les deux groupes de luxe ont publié des résultats inférieurs aux attentes pour le début de l'année, pénalisés par la baisse du tourisme liée à la guerre au Moyen-Orient. Ce matin, le CAC reprend 0,22% dans les premiers échanges à 8 293 points.
Wall Street et Tokyo signent des hausses marquées : +1,59% pour le Nasdaq, +2,38% pour le Nikkei. Trump a évoqué la possibilité de négociations imminentes au Pakistan. On en reparle ce soir dans le Journal de la Bourse, cliquez ici pour vous inscrire gratuitement."
Le titre du jour dans Les Échos : "Les rencontres des patrons avec le RN se multiplient" ; Renault va supprimer plus de 15% de ses ingénieurs dans le monde dans les deux ans ; Hollande dans Marianne : "Je me prépare", no comment ; Trump s'est fâché avec son ancienne chouchoute, Giorgia Meloni ; C'est la fin des tournées "Stars 80", après 20 ans ; 115 auteurs quittent Grasset après le licenciement de son PDG Olivier Nora (Figaro) ; Doc Gynéco va remonter sur scène pour les 30 ans de son album "Première consultation" (Parisien) ; Le chef Jean Imbert va devoir quitter le Plaza Athénée du fait des accusations de violences conjugales ; Suivez-moi sur X et Linkedin en cliquant sur les liens.