Mardi 30 juin

C’est l’histoire d’une introduction en Bourse qui n’a pas encore eu lieu.
Très attendue, très commentée… et peut-être déjà reportée.
Cette simple rumeur sur OpenAI a suffi à faire trembler Wall Street la semaine dernière.
OpenAI n’est pas encore cotée, mais hante déjà les marchés.

Par Dorian Abadie
Responsable Bourse
Meilleurtaux Placement

LE MIRAGE

Il devait y avoir trois introductions en Bourse historiques à Wall Street en 2026.
D’abord SpaceX, le géant spatial d’Elon Musk, dopé aussi par ses ambitions dans l’IA.
Puis OpenAI, le créateur de ChatGPT.
Enfin Anthropic, son grand rival, connu pour Claude.
Trois noms capables de résumer l’euphorie actuelle des marchés : l’espace, l’intelligence artificielle et des promesses de croissance vertigineuses.
Mais le scénario parfait commence à se fissurer.

LE TOURNANT SPACEX

SpaceX devait envoyer un signal positif à toute la tech américaine. Une introduction réussie aurait confirmé l’appétit des investisseurs pour les géants les plus chers de la planète.
Au départ, le décollage a bien eu lieu. L’action a bondi de 50% en trois jours, pulvérisant les records avec plus de 85 milliards de dollars levés et une valorisation de 1 770 milliards de dollars.
Mais l’atterrissage est plus brutal. Depuis son pic, l’action a perdu près de 30% et revient désormais à proximité de son cours d’introduction. Les montagnes russes, version Elon Musk.
Ce coup de froid complique les plans d’OpenAI. Il pèse aussi sur SoftBank, actionnaire d’environ 13% du groupe, dont le titre a chuté de 12,5% à Tokyo après la rumeur du report.

1 000 MILLIARDS OU RIEN !

Selon le New York Times, Sam Altman envisagerait en effet de repousser l’introduction en Bourse à 2027.
La raison ? Le patron d’OpenAI voudrait une valorisation d’au moins 1 000 milliards de dollars avant de se lancer.
Après les débuts mouvementés de SpaceX en Bourse, le dilemme d’Altman est simple : entrer en Bourse dès 2026 avec une valorisation plus raisonnable, ou attendre 2027 pour viser les 1 000 milliards.
Pour l’instant, le message semble clair : 1 000 milliards ou rien.

COMPTES FANTÔMES

Quelques chiffres pour mesurer l’enjeu.
Fin mars, OpenAI était valorisée 852 milliards de dollars, pour seulement 13 milliards de dollars de revenus annualisés.
Certes, sa croissance est spectaculaire et Altman vise 100 milliards de dollars de revenus dès 2027.
Le problème, c’est qu’OpenAI n’est pas encore cotée. Elle n’a donc pas à publier ses comptes détaillés. Les investisseurs doivent se contenter de chiffres partiels, de déclarations publiques et de fuites.
À ce stade, le géant américain perd de l’argent et ses dépenses ne devraient pas ralentir.

UN SIGNAL POUR LA TECH

Cette une simple rumeur fait déjà trembler les marchés, c’est que l’enjeu dépasse largement la seule entreprise.
Les géants du cloud, les fabricants de puces et les spécialistes des centres de données sont tous exposés, de près ou de loin, à cette “exubérance irrationnelle” autour de l’IA.
OpenAI est donc devenue un symbole et sa valorisation est un véritable baromètre.
Si les investisseurs commencent à juger les valorisations trop élevées, la prudence peut vite gagner l’ensemble du secteur.
Les prises de bénéfices peuvent alors s’accélérer, et sur des marchés déjà très chers, la correction peut être brutale. Très brutale.

DU RÊVE AUX PROFITS

L’introduction en Bourse d’OpenAI est un test grandeur nature pour toute la bulle de l’IA.
Depuis deux ans, les investisseurs achètent une promesse : celle d’une technologie capable de transformer l’économie mondiale.
Mais à 1 000 milliards de dollars de valorisation, les promesses ne suffisent plus.
Les marchés voudront désormais des preuves : des revenus solides, des marges, une trajectoire claire vers la rentabilité.
Wall Street aime rêver, mais finit toujours par demander des profits.
Tôt ou tard, même les fantômes doivent rendre des comptes.

À PART ÇA ? QUOI DE NEUF ?

ET VOUS, VOUS EN PENSEZ QUOI ?

À la question : "Pensez-vous qu'il y a une bulle dans l'IA ? Va-t-elle bientôt exploser selon vous ?", vos réponses traduisent une certaine prudence. Beaucoup d'entre vous estiment qu'une bulle est bien en train de se former, même si vous restez convaincus que l'intelligence artificielle transformera durablement l'économie.
Pour certains, l'éclatement de cette bulle est inévitable. Marie résume ce sentiment : "Évidemment, c'est inévitable quoique inquiétant." Catherine est tout aussi catégorique : "Oui, explosion prévisible." Robert va même jusqu'à avancer un calendrier : "La bulle éclatera début 2027. Un désastre."
D'autres insistent davantage sur la nécessité de rester prudents. Michel rappelle qu' "il faut rester très prudent et ne pas se ruer sur tout", privilégiant des investissements moins risqués. Jacques Michel observe que "l'arrivée massive d'investisseurs crée mécaniquement une bulle", un phénomène classique dans les grandes révolutions technologiques.
Quelques lecteurs relativisent toutefois le risque. Léon rappelle avec humour que l'IA ne remplacera pas "un coiffeur, un dentiste, un plombier ou un bon mécano", soulignant que de nombreux métiers resteront profondément humains. Enfin, Timothée attire l'attention sur un risque souvent oublié : "L'épine de la bulle IA, c'est Taïwan", estimant qu'un choc sur les semi-conducteurs pourrait provoquer un retournement brutal.
Au final, vous croyez davantage à une correction des excès qu'à la fin de la révolution de l'intelligence artificielle.

IAFLATION

L’IA continue de faire grimper les prix.
Apple et Microsoft augmentent fortement les tarifs de plusieurs produits grand public, à cause de la flambée du coût des composants nécessaires aux ordinateurs, tablettes et consoles.
En cause, les grands centres de données liés à l’IA réclament tellement de mémoire et de stockage que ces composants deviennent plus rares… donc plus chers.
Apple augmente ainsi le prix de certains Mac et iPad de 15% à 30%.
Son iPad de base passe de 389€ à 509€.
L’iPhone est pour l’instant épargné, alors qu’il représente 55% des revenus du groupe.

L’EXCEPTION ESPAGNOLE

L’Espagne affiche une croissance insolente malgré les tensions internationales.
Madrid table sur +2,6% cette année, presque trois fois plus que la zone euro (+0,9%).
Le pays profite surtout du tourisme, qui pourrait battre des records cet été, et du développement des énergies renouvelables.
Le gouvernement Sánchez estime que la croissance restera au-dessus de 2% par an jusqu’en 2029 mais les économistes sont plus prudents, notamment à cause du ralentissement en Europe et de l’inflation encore élevée à 3,2% en juin.
L’Espagne reste aussi dans une situation politique fragile : aucun budget national n’a été voté depuis 2023.
À titre de comparaison, la croissance française devrait être comprise entre 0,5% et 0,8% en 2026…

DU CÔTÉ DES PLACEMENTS

Par Olivia Boulay, chargée de contenu patrimonial, Meilleurtaux Placement
"Dernier jour pour ouvrir une assurance-vie Meilleurtaux Essentiel Vie et profiter d’une bonification de +1,50 %* net de frais de gestion sur le rendement 2026 du fonds en euros, sans aucune contrainte d'investissement en unités de compte, pour tout versement d'au moins 5 000 €.
L’offre ne sera pas prolongée en l’état après ce soir."
>> Je découvre l'offre 
Investir comporte un risque de perte en capital, les performances passées ne préjugent pas des performances futures

DU CÔTÉ DES MARCHÉS

"L’heure du bilan a sonné, le premier semestre s’achève ce soir. En hausse de 0,40% ce matin à 8 400 points, le CAC 40 se dirige vers une hausse de 3,1% depuis le début de l’année, hors dividendes. +5,6% dividendes inclus. Contrairement aux indices américains et asiatiques, le CAC n’a pas encore comblé la totalité de son recul depuis le début de la guerre en Iran. Il évolue environ 3% sous son record historique de 8 642 points, atteint fin février.
À Wall Street, le S&P 500 progresse de 8,7% depuis le 1er janvier (+11,1% pour le Nasdaq). L’Euro Stoxx 50 et le Nikkei affichent +8,6% et +39,2% sur la période. Dans quelques jours, la saison de publication des résultats d’entreprises du deuxième trimestre débutera, ce sera le prochain grand catalyseur. On décryptera bien sûr cette nouvelle séquence dans le Journal de la Bourse.”

ON S'EN FOUT ?

La dernière chronique de Marc dans La Tribune Dimanche : Ce placement qui ne rapporte rien ; Le dollar atteint son plus haut niveau depuis un an : l’euro repasse sous 1,14$ ; SpaceX va intégrer le Nasdaq le 7 juillet ; Le Dow Jones atteint pour la première fois les 52 000 points (+8,6% en 2026) ; Les dépenses militaires russes bondissent de 30% sur un an au premier trimestre, soit environ 12% du PIB sur la période ; Premier attentat de l'histoire de Monaco : un oligarque ukrainien sous sanctions de Kiev grièvement blessé par un colis piégé ; L’Insee a été victime d’une cyberattaque touchant environ 12 800 salariés ou anciens salariés ; La Cour suprême américaine autorise Trump à virer les patrons d'agences indépendantes à sa guise, à l’exception de la Fed ; La taxe française de 2€ sur les petits colis Shein et Temu est suspendue, remplacée le 1er juillet par un droit de douane européen de 3€ ; WhatsApp lance enfin les noms d'utilisateur : fini de donner son numéro de téléphone à un inconnu pour démarrer une conversation ; Beau geste ! Une centenaire lègue 1,7 million d'euros au musée des Beaux-Arts de Limoges ; “Foreign Tongues” : Le 25e album des Rolling Stones sortira le 10 juillet !

* Le bonus concerne uniquement les versements initiaux ou les versements complémentaires effectués entre le 01/04/2026 et le 30/06/2026 (hors versements libres programmés) dont le montant unitaire est supérieur ou égal à 5 000 €. L’offre peut être interrompue à tout moment par l’assureur, sans préavis, premier arrivé premier servi.   

+1,50 % de bonus qui s’ajoutera prorata temporis au taux de rendement net de frais de gestion du contrat et brut de prélèvements sociaux et fiscaux du fonds en euros du contrat d’assurance vie multisupport Meilleurtaux Essentiel Vie de 2026 sans contrainte d'unités de compte (UC). Pour le versement initial, le bonus s’applique qu’à l’issue du délai de renonciation.   

Seule la part du/des versement(s) effectué(s) entre le 01/04/2026 et le 30/06/2026 affectée au fonds en euros du contrat d’assurance vie Meilleurtaux Essentiel Vie dans le cadre de l’offre bénéficiera du bonus.   

À compter du 1er janvier 2027, les sommes investies sur le fonds en euros du contrat d'assurance vie Meilleurtaux Essentiel Vie et ayant bénéficié du bonus au 31/12/2026 seront valorisées dans les conditions prévues au règlement mutualiste du contrat d'assurance vie Meilleurtaux Essentiel Vie.   

Les désinvestissements, issus d’un rachat partiel ou d’un arbitrage, viennent en priorité réduire le montant concerné par le bonus qui est alors calculé au prorata du montant dégrévé des désinvestissements.   

Le bonus de 1,50% ne s’appliquera pas dans le cas d’un rachat total réalisé sur le contrat dans la période d’éligibilité.   

Les versements provenant d’un rachat effectué sur un contrat assuré par La France Mutualiste ou d’un transfert interne (loi Pacte, amendement Fourgous) ne sont pas éligibles à cette opération commerciale.   

Meilleurtaux Essentiel Vie est un contrat individuel d’assurance vie de type multisupports distribué par Meilleurtaux Placement et assuré par La France Mutualiste - Mutuelle nationale de retraite et d’épargne soumise aux dispositions du Livre II du Code de la mutualité, immatriculée au répertoire SIRENE sous le n° SIREN 775 691 132 - Siège social : Tour Pacific, 11-13 cours Valmy - 92977 Paris La Défense Cedex. Les garanties de ce contrat peuvent être exprimées en Unités de Compte et en euros. Pour la part investie en Unités de Compte, les montants investis ne sont pas garantis et sont sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l’évolution des marchés financiers.

Les caractéristiques principales du contrat Meilleurtaux Essentiel Vie et de ses différentes options d’investissement sont exposées dans le Document d’Informations Clé et les Documents d’Informations Spécifiques disponibles sur placement.meilleurtaux.com

A découvrir également

  • visuel-morning
    Iran : le grand test pour les marchés
    22/05/2026
  • visuel-morning
    Le Top / Flop des valeurs de la semaine par Euroland Corporate
    25/06/2026
  • visuel-morning
    Quel produit choisir pour réduire vos impôts ?
    30/04/2025
  • visuel-morning
    Reprise du marché immobilier : est-ce le bon moment pour investir ?
    04/04/2025
Nos placements
PER Plus de retraite et moins d'impôts avec nos PER sans frais d'entrée
Assurance vie Découvrez nos contrats sans frais d'entrée
SCPI Accédez à l'immobilier professionnel dès 500 €
Defiscalisation Investissez dans l'économie réelle en réduisant votre impôt