L’intelligence artificielle peut révolutionner l’économie… et faire perdre de l’argent aux investisseurs.
C’est l’avertissement de plusieurs économistes de la Banque centrale européenne.
Selon eux, une chute des valeurs technologiques américaines reste probable, même si l’IA tient ses promesses.
Le problème n’est pas la technologie, c’est le prix déjà payé pour cette révolution.
Par Dorian Abadie
Responsable Bourse
Meilleurtaux Placement
L’histoire est pleine de précédents.
Chemin de fer, électricité, radio, Internet : des technologies qui ont changé le monde… après avoir nourri des bulles.
Nvidia illustre parfaitement le phénomène. Son cours a été multiplié par environ 20 depuis 2022.
Une performance exceptionnelle, mais aussi des attentes devenues gigantesques.
Plus le marché exige la perfection, plus la moindre déception coûte cher.
C’est tout le paradoxe.
L’IA peut devenir indispensable, améliorer la productivité et faire progresser les bénéfices… sans empêcher les actions de baisser.
Pourquoi ? Parce que les investisseurs peuvent exiger davantage de rendement et donc payer moins cher chaque euro de profit.
Les bénéfices montent, les valorisations baissent.
Une révolution industrielle n’est donc pas automatiquement une révolution boursière.
Et le risque ne s’arrête pas à Wall Street.
Les ménages de la zone euro détiendraient environ 440 milliards d’euros d’exposition aux actions technologiques américaines, notamment via des fonds et des ETF.
Les fameuses “Sept Magnifiques” pèsent désormais très lourd dans les grands indices mondiaux comme le MSCI World.
Une correction américaine frapperait directement l’épargne européenne et mondiale.
Les actions européennes sont moins chères et moins dominées par la technologie.
Mais elles ne vivent pas dans une bulle étanche.
Une chute brutale des géants américains pourrait provoquer des retraits dans les fonds, des ventes forcées et un durcissement des conditions financières.
Avec une difficulté supplémentaire : États et banques centrales disposent aujourd’hui de moins de marges de manœuvre qu’en 2000 pour amortir un choc.
Internet n’était pas une illusion en 2000 et a bel et bien changé le monde.
Pourtant, le Nasdaq a ensuite chuté de près de 80%.
L’IA peut évidemment suivre un autre chemin.
La vraie question n’est plus de savoir si elle va réussir à s’imposer.
Elle est de savoir si la Bourse n’a pas déjà payé cette réussite trop cher.
Les prochains mois seront déterminants…
Par Olivia Boulay, chargée de contenu patrimonial, Meilleurtaux Placement.
"Les SCPI européennes offrent un avantage fiscal trop souvent méconnu. Grâce aux conventions fiscales bilatérales signées par la France avec ses partenaires européens, les revenus fonciers de source étrangère bénéficient d'une exonération d’impôt en France ou d'un crédit d'impôt selon les pays et surtout, ils échappent aux prélèvements sociaux français de 17,2 % (jurisprudence de Ruyter). Pour un contribuable fortement imposé, l'écart de rendement net par rapport à une SCPI 100 % française peut représenter plusieurs milliers d'euros par an.
Parmi les SCPI 100 % européennes que nous proposons, Épargne Pierre Europe et Transitions Europe ont affiché des taux de distribution en 2025 de respectivement +6,75 % et +7,60 %."
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir en SCPI présente un risque de liquidité et de perte en capital.
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