Les taux d'intérêt à long terme continuent de monter.
Partout.
Et en France en particulier.
Alors que le niveau de l'endettement public atteint des records et que la croissance est déjà à l'arrêt.
Une hausse des taux qui peut faire basculer l'économie française vers la récession.
est l'événement de l'été.
Et ils ont atteint hier des niveaux que nous n'avons pas connus depuis la crise de 2008.
Aux États-Unis, le taux à 10 ans frôle les 4.80%.
En Allemagne, il dépasse les 3.30%.
Et en France, il se rapproche des 4.20%.
Des niveaux de plus en plus dangereux pour le service de la dette mais également pour l'économie.
Quand la guerre en Iran a commencé, j'avais une forte conviction que j'ai exprimée ici à plusieurs reprises : les taux ne monteront pas et les banques centrales seront obligées de baisser les taux pour relancer une économie mondiale frappée par la guerre.
Ma conviction était basée sur le fait que la guerre serait courte à cause de la proximité des élections de midterms aux États-Unis et qu'il n'y aurait pas d'inflation, seulement une hausse momentanée des prix de l'énergie.
ce n'est pas ce qui s'est passé.
Les taux ont flambé.
Pourquoi ?
1. Même si la guerre militaire a été courte, le conflit continue et dure déjà depuis plus de 6 mois.
2. Le pétrole s'est donc maintenu à des niveaux élevés ; certes il n'a pas flambé comme certains l'anticipaient mais il s'est maintenu à des niveaux supérieurs à 80 dollars.
3. Les investisseurs se sont montrés défiants vis-à-vis de la dette américaine qui a dépassé les 40 000 milliards de $ et continue à s'envoler.
4. L'Allemagne a choisi de s'endetter aussi pour financer la relance d'une économie en crise structurelle.
des facteurs propres à la France dont les taux sont devenus les plus élevés de la zone euro :
1. Une économie totalement à l'arrêt au bord de la récession
2. Un gouvernement sans majorité incapable de faire adopter un vrai budget
3. Des sondages qui donnent un deuxième tour Mélenchon-Le Pen et donc une incertitude politique inquiétante pour les investisseurs.
Nous risquons de rester quelques mois dans cette zone de turbulence.
Tant que la circulation dans le détroit d'Ormuz ne sera pas rétablie.
Tant que les chiffres d'inflation ne seront pas favorables
Tant que la situation en France ne sera pas plus claire.
je continue à penser que les taux devront rebaisser.
1. Je ne crois pas à l'inflation mais à une hausse ponctuelle des prix
2. Et plus important, je pense que l'économie française surtout, et européenne aussi, va souffrir. Et plus les taux augmentent, plus la croissance sera sous pression.
Pas de changement d'anticipation à moyen et long terme donc, mais peut-être quelques mois encore de tensions sur les taux.
QUOI DE NEUF ?
C'est un évènement majeur.
Tim Cook passe la main aujourd'hui.
Après 14 ans de bons et loyaux services.
Qui aurait cru que Tim Cook aurait succédé au fondateur d'Apple avec autant de réussite.
Je me rappelle qu'à sa prise de fonction, personne ne pariait sur lui et que de nombreux analystes se demandaient si Apple survivrait à la disparition de Steve Jobs.
Tim Cook laisse Apple au sommet.
Avec une capitalisation de 4 620 milliards de $.
Une hausse de plus de 2 000% !
Pas mal...
Notre croissance est à zéro.
Notre déficit à 5%.
Notre dette au sommet.
Nos taux au plus haut.
Et le cirque du budget bat déjà son plein.
Alors que nous avons un besoin urgent d'un budget courageux, Lecornu ne peut se contenter que d'un budget a minima que les partis politiques en campagne menacent déjà de censurer.
Ils ne se rendent pas compte de la gravité de la situation, l'orchestre du Titanic...
Par Sélina Seremet, Analyste Bourse Meilleurtaux Placement.
"La Bourse de Paris tente de tenir bon ce matin, malgré une nouvelle tension sur les marchés obligataires. Le CAC 40 gagne 0,4% à 8 370 points, mais la prudence reste de mise. Les investisseurs attendent la première estimation de l’inflation d’août en zone euro, alors que les taux à dix ans repartent à la hausse aux États-Unis comme au Japon et que le pétrole reste au-dessus des 91$. Le sujet est toujours le même : si l’inflation ne ralentit pas, les banques centrales auront moins de marge pour assouplir leur politique. Kevin Warsh l’a rappelé vendredi à Jackson Hole en laissant entendre que la Fed pourrait encore relever ses taux. Paris progresse donc, mais dans un marché qui reste sous surveillance, à quinze jours d’une réunion de la Fed déjà très attendue."
Au Japon, les taux sont au plus haut depuis 1996 ; Les actions Shein ont chuté de 10% à Hong Kong le premier jour de cotation ; Trump met la pression sur Dubaï qui est un hub pour les finances iraniennes ; Rentrée des classes pour 11.6 millions d'élèves, 160 000 de moins que l'année dernière et cette baisse va s'accélérer du fait de la démographie ; Le titre du jour dans Le Parisien : "Le malus sur l'ultra fast-fashion entre en vigueur", en plus de la taxation européenne des petits colis, good ; 5 900 courses de trail en France en 2025 contre 4 900 épreuves de running ; Nouveauté de la rentrée : des cours d'éducation financière en 4ème (BFM Business), on devrait en faire aussi à l'Assemblée Nationale ; Selon Madame Figaro le tailleur reconquiert le bureau en cette rentrée ; Balladur, 97 ans, "je vous demande de vous arrêter" ; Suivez-moi sur X et LinkedIn en cliquant sur les liens.