Sans surprise, la Banque centrale européenne a relevé ses taux.
Pour la deuxième fois depuis le début de la guerre.
Sans surprise, parce que le marché l'attendait et parce que la BCE fonctionne avec un logiciel qui est totalement dépassé et ne pouvait mener qu'à cette décision.
J'ai décidé d'arrêter de m'énerver sur le sujet et de me contenter d'essayer d'expliquer pourquoi elle se trompe.
La BCE a donc augmenté ses taux.
Encore une fois.
De 0,25%.
Avec un taux de dépôt à 2,5%.
Les marchés l'avaient anticipé.
Il n'y a pas eu de surprise.
La peur de l'inflation.
Avec une hausse de l'indice des prix à la consommation en zone euro à 3,3% en août contre 2,9% en juillet.
Ça, c'est la raison apparente.
La raison réelle est toute autre : la BCE veut montrer qu'elle est indépendante et qu'elle privilégiera toujours la lutte contre l'inflation par rapport au soutien de l'économie.
que le fait de se montrer vigilante par rapport à l'inflation rassure les investisseurs et permet donc une baisse des taux longs.
On est ici dans la théorie.
Une théorie qui n'a plus cours depuis plusieurs années, voire plusieurs dizaines d'années.
Les investisseurs se soucient peu de l'indépendance de la BCE, ils regardent les cours du pétrole et ils regardent surtout l'endettement et les déficits des États.
et c'est là que la hausse des taux par la BCE est non seulement inutile et même néfaste :
1. On ne fait pas baisser le pétrole et on ne rouvre pas le détroit d'Ormuz en montant les taux d'intérêt
2. En montant les taux d'intérêt, on plombe la croissance, déjà en berne. Et si on plombe la croissance, on plombe les recettes fiscales, et donc le déficit, et donc la dette... et donc les taux d'intérêt.
3. Le problème de la zone euro, c'est la croissance. Et uniquement la croissance.
on le répète pour Christine Lagarde et ses camarades : la hausse des prix de l'énergie ne fait pas l'inflation.
Derrière l'écran de fumée de la hausse des prix du pétrole, il y a une ambiance de "déflation" en zone euro, du fait de la crise industrielle en Allemagne, de la crise politique et financière en France.
Même l'Italie, malgré la manne européenne, souffre.
vient donc de rajouter encore un fardeau sur les entreprises, sur les ménages, sur le secteur de l'immobilier, en remontant ses taux d'intérêt.
Inutile de s'énerver, c'est bientôt le week-end.
On reparlera de tout cela quand nous serons en récession, une récession à laquelle aura contribué la BCE. Pour la deuxième fois.
À PART ÇA ? QUOI DE NEUF ?
Vent de panique hier sur les taux d'intérêt à long terme.
Du fait de l'envolée des cours du pétrole.
Avec des seuils symboliques franchis ou en passe d'être franchis sur les taux d'emprunt d'État à 10 ans.
Les taux US frôlent les 5%.
Les taux français dépassent les 4,40%.
Et les taux allemands les 3,50%.
Comme on l'a dit plus haut, cette envolée des taux va freiner la croissance US et plomber la croissance de la zone euro et de la France en particulier.
Le sujet continue à faire débat.
On vous avait prévenus...
Ce "magot" de 9 000 milliards d'euros attire les convoitises.
Mais les notaires ont fait une proposition intéressante qui aura, malheureusement, peu de chances d'être entendue.
Réduire de moitié les taxes sur les donations de 500 000 euros.
Ce serait un boost formidable pour les donations et donc un boost formidable pour l'investissement et la consommation.
On peut toujours rêver...
25 ans.
No comment.
Le mot de la semaine : dette
Le chiffre de la semaine : le record des exportations chinoises.
Le parti pris de la semaine : oui. La BCE se trompe encore.
Où va la Bourse avec la hausse des taux ?
Où vont les taux ?
Quel est le placement de la semaine ?
Avec nos Jedi de la finance et de l'économie : Léa Dunand Chatellet de Mirova, Ana Boata d'Allianz Trade, Sébastien Lalevée de Montpensier Arbevel et l'incontournable Emmanuel Lechypre.
À ne pas manquer.
Par Dorian Abadie, Responsable Bourse Meilleurtaux Placement.
"Les places européennes reprennent quelques couleurs ce matin, malgré un baril de pétrole à plus de 105$. À Paris, le CAC 40 rebondit de 0,48% à 8 155 points. Un sursaut qui ne suffit toutefois pas à inverser la tendance : l’indice français se dirige vers une cinquième semaine consécutive de baisse et a désormais effacé l’intégralité de ses gains depuis le début de l’année. Safran (+2%), Airbus (+1,5%) et Kering (+0,8%) forment le podium matinal.
Aujourd’hui, les investisseurs ont les yeux rivés sur l’inflation américaine, tout en digérant la hausse des taux annoncée par la BCE. Globalement, le contexte reste tendu pour les actions technologiques. On en reparle ce soir dans le Journal de la Bourse. "
Sam Altman, le patron d'OpenAI, envisage de ralentir le développement de son IA de pointe du fait des risques pour la société (Bloomberg) ; Vance a consolidé son statut de favori pour les primaires républicaines de 2028 à la convention de Dallas (WSJ) ; L'Iran et les pays du Golfe vont se rencontrer pour un accord sur le détroit d'Ormuz (FT) ; La une du jour dans Les Échos : "Croissance : la France décroche", prévision de croissance de l'INSEE revue à la baisse à 0,4%, depuis le temps qu'on répète que la France est à l'arrêt ; "Un record de chaleur dans l'océan... et une pluie de conséquences" (Le Parisien) ; 6 mois de prison ferme pour un parent d'élève de Toulouse qui a menacé une enseignante de lui couper la tête ; Il paraît que le yoga séduit moins et souffre de la concurrence du Pilates, quelle période ; Je vous souhaite un excellent week-end ! Suivez-moi sur X et Linkedin en cliquant sur les liens.