Trump l'avait choisi.
Pour diriger la Banque centrale.
Après s'être opposé violemment au précédent Président de la Fed, Jay Powell.
Il l'avait choisi à une condition : qu'il baisse les taux d'intérêt.
À peine quatre mois après son entrée en fonction, Kevin Warsh vient de le défier en remontant les taux d'intérêt aux États-Unis.
C'était la question que les investisseurs se posaient après la nomination par Trump du nouveau patron de la Fed, Kevin Warsh.
Sera-t-il indépendant ou totalement inféodé à Donald Trump ?
Acceptera-t-il de baisser ses taux malgré la hausse des prix ?
Comment répondra-t-il à la demande de Trump de baisser les taux à 1% ?
a donc répondu à Trump.
Et aux investisseurs.
Il a remonté les taux d'intérêt.
Pour la première fois depuis 2023.
Sa justification : l'inflation est trop élevée et depuis trop longtemps.
n'est cependant pas de combattre l'inflation.
Car, et Warsh le sait, il n'y a pas d'inflation.
Il y a une hausse temporaire des prix de l'énergie et une hausse des taux n'a jamais fait baisser le cours du pétrole.
Non.
Son but est de rassurer les investisseurs sur le fait que la Banque centrale américaine est indépendante.
Kevin Warsh pense encore que les investisseurs se soucient de savoir si la Banque centrale est indépendante.
Alors que les investisseurs n'en ont rien à faire.
Ils savent depuis longtemps, et ce qui s'est passé notamment pendant la crise de 2008 et la crise de l'euro le prouve, que les banques centrales ne sont pas indépendantes.
c'est le cours du pétrole, la politique budgétaire des gouvernements, l'absence de cohérence chez Trump.
Bref, Warsh applique lui aussi des règles qui sont totalement dépassées.
Les taux longs n'ont d'ailleurs pas baissé, signe de défiance des investisseurs, après l'annonce de la hausse des taux.
Le seul argument qui fait qu'on pourrait considérer que la hausse des taux est moins absurde aux US qu'en zone euro, est que l'activité économique là-bas est encore solide.
Mais la hausse des taux et la hausse du pétrole vont plomber la croissance.
À PART ÇA ? QUOI DE NEUF ?
La Banque centrale a baissé ses taux pour la 5e fois consécutive.
Il faut dire qu'ils sont encore, après la dernière baisse, à 13,75%.
Et d'autres baisses sont annoncées.
L'inflation ralentit au Brésil.
À 4,22% après avoir atteint 4,72% en mai.
Et la croissance ralentit à 1,9% et c'est le principal sujet d'inquiétude de la Banque centrale.
Membre associé.
C'est le statut que l'Union européenne est prête à offrir au Canada.
Le Canada de Mark Carney qui cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis de Trump.
Les contours de ce statut restent flous puisque le Canada serait le premier membre associé de l'Union européenne.
Trump n'a pas tardé à réagir : il considère que ce rapprochement est un acte hostile vis-à-vis des États-Unis et serait sujet à des mesures de rétorsion.
Par Dorian Abadie, Responsable Bourse Meilleurtaux Placement.
"Après la hausse des taux américains actée hier soir, les places européennes ouvrent dans le vert ce matin : +0,5% sur le CAC 40 à 8 183 points, +0,8% sur l’Euro Stoxx 50 à 6 311 points (+0,4% contre +8,8% en 2026). Le marché table désormais sur trois nouvelles hausses de taux américains, en décembre, janvier et avril.
La petite baisse du baril ces dernières heures soutient le fragile rebond de ce matin à Paris. Stellantis (+3,2%), Renault (+2,2%) et Schneider Electric (+1,7%) forment pour le moment le podium matinal. Maintenant que l’épisode de la Fed est terminé, les marchés devraient à nouveau se focaliser sur les données économiques, les tensions géopolitiques et les taux au plus haut."
Très drôle : l'Union européenne demande à la Chine de limiter volontairement ses exportations de voitures, notre naïveté n'a aucune limite ; Trump raconte encore que l'Iran le supplie de négocier mais qu'il hésite, plus personne ne l'écoute ; Al Gore n'est pas inquiet quant aux dangers de l'IA mais pense qu'elle pourrait nous aider à combattre le réchauffement climatique ; Le titre du jour dans Les Échos : "Les voyages d'affaires tiennent bon malgré la flambée des coûts" ; Quelle débâcle le BHV ; Emmanuel Grégoire devant le Sénat sur le scandale du périscolaire : "Nous devons rendre des comptes", en effet, oui ; Selon Le Parisien, 520 000 inscrits à la messe géante du pape à Paris le 26 septembre ; Gabriel Attal : "La dissolution a contribué à quasiment flinguer l'économie française", pourquoi "quasiment" ? Complètement plutôt ; Suivez-moi sur X et Linkedin en cliquant sur les liens.