Jeudi 12 juillet

La rémunération du Livret A ne devrait pas bouger d’un iota. Le taux du Livret préféré des français sera donc maintenu à 2,25%. Une nouvelle qui aura sans doute de quoi décevoir des épargnants qui souhaitaient un petit geste du gouvernement… C’est que le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a donc décidé d'appliquer la formule de calcul du taux d'intérêt du Livret A prévue par la loi. Le calcul de ce taux est en effet lié au chiffre de l'inflation. Et celui délivré ce jeudi par l'Insee devrait mener au maintien du taux actuel en cas d'application de la loi. Celle-ci dispose que le rendement du livret A doit être calculé soit en intégrant à la fois les taux du marché interbancaire et l'inflation, soit l'inflation seule, la formule la plus favorable à l'épargnant étant retenue.

Malgré un taux de rémunération bloqué à 2,25% depuis août 2011, le succès du Livret A ne s’est donc jamais démenti. Entre janvier et mai, les Français y ont placé 10,42 milliards d’euros. C’est que le livret chouchou des français joue de ses nombreux atours pour séduire de plus en plus de personnes : en plus d’être liquide, sa fiscalité est plus qu’avantageuse puisque les intérêts sont exonérés de tout impôt et charge sociale. Son pouvoir de séduction est tel qu’on comptait 61,6 millions de Livrets A fin 2011, ce qui signifie que certaines personnes en possèdent plusieurs. Or, cela est interdit. Pour limiter ces abus, notamment depuis généralisation de la distribution du livret A en 2008, un projet de décret permettant de vérifier avant ouverture d'un livret A que le demandeur n'en détient pas déjà un ou plusieurs a été examiné mardi par le Conseil d'État, a indiqué le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer. La loi du 4 août 2008 prévoit bien une amende correspondant à 2% de l'encours du ou des livrets supplémentaires ouverts par une personne qui détient déjà un Livret A (en cas de montant déposé supérieur à 50 euros), mais cette disposition n'a pas permis d'enrayer complètement le phénomène.

Le texte prévoit qu'à compter du 1er janvier 2013, la banque sollicitée devra, avant d'ouvrir le livret, interroger l'administration fiscale «sur l'existence éventuelle d'un précédent livret A». Si le client détient déjà d'un livret A, il aura alors le choix d'annuler sa demande, de fermer lui-même le ou les livrets déjà existants ou de confier à l'établissement de crédit le soin de faire les démarches de fermeture et de transfert de fonds.

Mais quid du doublement du plafond du Livret A ? Pour l’heure le gouvernement ne s’est pas prononcé clairement sur la promesse de campagne de François Hollande. La réforme du livret A serait en effet moins rapide que prévu selon des récentes informations de presse. Et le plafond ne serait pas doublé mais relevé dans un premier temps à 20 000 euros, avait précisé ‘Le Journal Du Dimanche’ dans son édition du 24 juin dernier. Une hypothèse plus que probable alors que les banques craignent « des transferts d'épargne massifs » et estiment d'ailleurs à 35 ou 40 milliards d'euros le montant de ces transferts, avait précisé le ‘JDD’. Christian Noyer, a donc abondé en ce sens et appelé le gouvernement à « beaucoup de prudence pour ne pas déstabiliser le financement des entreprises, le financement des ménages, le financement de la dette publique ».

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