Les nouvelles économiques venant des Etats-Unis sont bonnes. Et les prévisions de croissance sont souvent supérieures à 3%. Mais après 5 ans de crise, on est loin des taux habituels de croissance de sortie de crise. Malgré des taux zéro, malgré les milliards déversés par la Banque centrale américaine. Pourquoi ?
Toujours de bons indicateurs économiques publiés aux Etats-Unis
En ce qui concerne l’économie américaine, pour le moment, les jours se suivent et se ressemblent. Hier, c’était la production industrielle qui était supérieure aux attentes. Et l’optimisme est de mise parmi les économistes pour les prévisions de croissance pour certains, supérieures à 3%. Il faut quand même rappeler qu’on est toujours très loin des taux de croissance de sortie de crise qui tournaient plutôt autour de 5%.
Qu’est ce qui a changé aux Etats-Unis ?
Les centaines de milliards de dollars que la Banque centrale américaine parachutent sur le pays commencent à faire leur effet de même que les taux zéros. L’immobilier s’est stabilisé et remonte même dans certaines régions qui étaient sinistrées. Le chômage s’améliore sensiblement. Et élément nouveau, le chômage de longue durée, le vrai fléau, montre des signes de reflux. Pour la première fois en trois ans le pourcentage de personnes au chômage depuis plus de six mois a reflué.
Malgré cela pas de reprise de la croissance débridée.
La crise a changé les Américains. Ils se sont européanisés. Ils mettent de l’argent de côté, réduisent leur endettement, surveillent leur consommation et s’inquiètent pour leurs frais de santé et pour leurs retraites. La différence entre cette reprise et les précédentes c’est qu’elle se fait sans ruée sur le crédit malgré des taux bas. Il faut espérer que le mur de la dette à la mi-février ne fasse pas dérailler la reprise.