Les banquiers centraux sont devenus les nouveaux maîtres du monde. Aucun doute. Ils tiennent l'avenir de l'économie entre leurs mains et le sort des investisseurs au bout de leurs seringues. Aux Etats Unis, en Europe, en Chine ou ailleurs. Et quand un petit nouveau rejoint ce club trés fermé, c'est un évènement. Aujourd'hui, Mark Carney, devient le patron de la Banque d'Angleterre
Changement aujourd’hui à la tête de la Banque d’Angleterre
Depuis la crise, et surtout depuis quelques mois, les vrais maîtres du monde sont les banquiers centraux. Quand on voit l’impact qu’a eu un discours de Bernanke il y a quelques semaines, et une phrase de Draghi il y a un an, l’arrivée d’un petit nouveau dans ce club est un évènement. Mark Carney, le premier étranger à diriger la Banque D’Angleterre, il est canadien, sera très observé.
Sa tâche ne va pas être simple
L’Angleterre va mal. Mais il semble qu’elle ait tout de même échappé au triple dip, une troisième plongée en récession. Elle tourne toujours au ralenti après une cure d’austérité germanique mais on commence à avoir des premiers signes de reprise.
Est-ce qu’on a déjà des indications sur la politique qu’il va mener ?
Il va d’abord tenter de rétablir une relation plus cordiale avec le gouvernement et avec les banques que son prédécesseur Mervin King. Mais, à part cela, sa marge de manœuvre est faible : il va devoir faire comme tous ses collégues : continuer à injecter de l’argent pour booster l’économie tout en contrôlant l’inflation et en commençant déjà à réfléchir au jour où il devra, comme aux Etats Unis, arrêter la perfusion. Il part avec une cote au plus haut sur les marchés, souhaitons pour lui et pour la grande Bretagne qu’il réussisse.