Les prix de l'immobilier décrochent. Rapidement dans les zones rurales et les petites villes. Trés lentement à Paris et dans les grandes métropoles. Mais la chute brutale du nombre de transactions devrait provoquer un ajustement à la baisse de 10 à 15%. La question est simple: est ce une correction à la baisse ou le début d'un long cycle de baisse ?
La baisse des prix de l’immobilier se confirme en France
Cela fait des mois qu’on annonce la baisse de l’immobilier en France mais qu’elle ne vient pas. Rappelons que la France a été un des rares pays dans lequel les prix de l’immobilier ont progressé après la crise de 2008. A des niveaux spectaculaires à Paris et dans les grandes métropoles. Depuis un an, acheteurs et vendeurs s’observent sans bouger et le nombre de transactions s’est effondré, signe annonciateur d’un ajustement brutal à la baisse qui ne s’est toujours pas déclenché.
On évoque tout de même une baisse des prix de 2.6% sur un an mais compte tenu de la chute du nombre de transactions, la baisse devrait être plus proche des 15% que des 10%. Mais le marché résiste encore. Il faut dire que contrairement aux marchés de bulles comme l’ont été l’Espagne ou les Etats Unis, les propriétaires Français ne sont pas surendettés ; Les banques, même dans les périodes fastes, n’ayant jamais relâché leurs critères de prêts. C’est pour cela qu’ils hésitent à vendre à des prix plus bas.
Est-ce que le mouvement peut s’accélérer ?
L’immobilier est le placement refuge par excellence. Or depuis quelques mois tous les placements refuges ont été massacrés. A commencer par l’or. Le super cycle de hausse des valeurs refuges, comme ont pu l’être les matières premières, est terminé. Il se peut que nous soyons aujourd’hui à la fin du super cycle de hausse de l’immobilier. Si c’est le cas, la chute pourrait s’accélérer.