… mais pour vous ! A partir du 26 juillet prochain, les contribuables français auront accumulé suffisamment d'argent pour pouvoir payer les prélèvements obligatoires dont ils sont débiteurs.
Comme l’an passé, les champions de la fiscalisation sont la Belgique et la France, selon une étude de l’Institut economique Molinari. Les prélèvements obligatoires dans ces deux pays y représentent 60,25 % et 56,61 %, avec des libérations fiscales les 8 août et 26 juillet 2013. Suivent ensuite l’Autriche, la Hongrie, l’Allemagne et l’Italie. Les taux de prélèvements obligatoires y varient entre 55,77 % et 52,12 % et les jours de libération fiscale s’y échelonnent entre les 10 et 23 juillet. En revanche, les chypriotes se défont très rapidement de leurs obligations fiscales dès le 14 mars.
Globalement, l’institut relève une hausse du taux d’imposition réel du salarié moyen européen à 45,06 % en 2013, c’est 0,95 % de plus que l’an passé et 1,07 % de plus qu’il y a 3 ans. Il explique cette augmentation par les « politiques de hausses de charges et d’impôt, mises en place par les États européens suite à la crise financière de 2008-2009 et à la montée des inquiétudes consécutive à la détérioration des comptes publics. ».
Dans certains pays, les prélèvements dépassent le pouvoir d’achat réel. En France par exemple, pour 100 euros de salaire avant charges et impôts, 56,61 euros vont pour l’Etat ce qui ne laisse pas plus de 43,39 euros de pouvoir d’achat réel au salarié…
Le salarié français est l’un des moins bien lotis en la matière, Selon l’étude, il est certes un des mieux payés (53 647 euros), mais il est aussi particulièrement fiscalisé (30 371 euros). À elles seules, les charges sociales (26 583 euros) représentent plus que son pouvoir d’achat (23 276 euros), ce qui constitue le record de l’Union européenne.
Et pour 2014, l’institut craint que cette année soit encore plus austère pour le salarié moyen français Il avance que le salarié français aura un pouvoir d’achat amputé par les augmentations de TVA prévues (20 % au lieu de 19,6 % et 10 % au lieu de 7 %), mais aussi les augmentations de charges sociales liées aux retraites par répartition. « À la hausse des cotisations aux régimes de retraites complémentaires pourrait s’ajouter, cet automne, une hausse des cotisations retraite de bas » ajoute-t-il