L’euro continue d’osciller autour de l’équilibre face au dollar, en baisse symbolique de 0,06%, à 1,3262$. L’euro s’inscrivait par ailleurs en nette baisse face au yen, de 0,6% et repassait sous le seuil des 130 yens à 129,72 yens. Le billet vert s’inscrit lui aussi en nette baisse face à la devise japonaise pour se négocier sous la barre des 98 yens, à 97,85 yens.
Pourtant, la monnaie unique aurait pu être portée par l’adjudication italienne qui s’est très bien déroulée. Le Trésor italien a en effet placé pour 8,5 milliards d'euros d'emprunts d'Etat à six mois lors d'une adjudication, avec des coûts de financement en baisse par rapport à il y a un mois. Le taux s’est inscrit en nette baisse à 0,799% contre 1,052% le mois précédent.
Mais pour l’heure, c’est la prudence qui domine sur le marché des changes, les investisseurs espérant que la Fed confirmera mardi lors du FOMC sa politique ultra-accommodante, voire qu'elle assouplira ses critères de resserrement monétaire en matière d'emploi et d'inflation.
L’orientation de la politique monétaire est en effet déterminante pour les marchés, en témoigne le fait que le Fonds monétaire international a appelé la Réserve fédérale (Fed) américaine à plus de transparence sur sa stratégie de retrait de son dispositif d'assouplissement monétaire (QE). En effet, selon le FMI, « les incertitudes entourant les intentions de la Fed sur le retrait du QE peuvent compromettre la reprise aux USA » d’où l’appel à plus de transparence.
En attendant, le billet vert et l’euro glissent tandis que le yen profite de l’aversion au risque pour s’apprécier face aux autres contreparties.