L’automne s’annonce salé pour les ménages. Le 25 septembre, le ministre de l’Economie présentera son projet de loi de finances pour 2014 en Conseil des ministres avec à la clé une augmentation des impôts de 6 milliards d’euros. Pour rappelle, le but de cette réforme est de trouver les moyens de préserver le système des retraites par répartition. Si rien n’est fait, le déficit cumulé des régimes de retraites atteindra les 20 milliards d’euros d’ici 2020.
Il n’est pas question pour l’exécutif de reculer l’âge de départ à la retraite, aujourd’hui à 62 ans pour les personnes nées après 1955, après avoir donné la possibilité à ceux ayant commencé à travailler très jeune de partir dès 60 ans. Sur la question ultra-sensible de la base de calcul des pensions fixée aux 25 meilleures années dans le privé et sur les six derniers mois dans le public, pas de révolution à venir. Tout au plus un léger rapprochement entre les deux.
En revanche, un allongement de la durée de cotisation est prévu. Les experts de la Commission proposaient de l’augmenter à 43 ans pour la génération née en 1962, puis à 44 ans pour les personnes nées en 1966, contre 41,5 ans actuellement. Cela voudrait dire que pour un jeune qui trouve son premier emploi à 26 ans, ce dernier devra travailler jusqu’à 70 ans pour avoir une pension à taux plein.
Autre levier pour redresser les comptes des régimes de retraite, soumettre à l’impôt sur le revenu la majoration de 10% des pensions pour les parents avec plus de 3 enfants, un dispositif qui coûte 5,7milliards d’euros par an. Cette fiscalisation permettrait de rapporter 800 millions d’euros. Et pour éviter d’augmenter les cotisations des entreprises, donc le coût du travail, au moment où l’exécutif fait de la compétitivité son cheval de bataille, ce dernier devrait proposer une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG).
Ce lundi, le journal Les Echos évoquaient une augmentation de 0,2 à 0,5 point pour un rendement de 2,4 milliards à six milliards d’euros. Selon les Echos, en prenant le salaire brut moyen des Français qui était de 2.764 euros en 2010 selon l’Insee, une progression de la CSG de 0,2 point représenterait une perte de pouvoir d’achat d’environ cinq euros par mois sur la fiche de paie. A noter que les retraités qui bénéficient d’un taux réduit de CSG à 6,6% sur leur pension contre 7,5% pour les revenus actifs pourraient voir cet avantage disparaître.
On l’aura compris, l’automne s’annonce très chaud pour le gouvernement, qui devra mettre en place la réforme des retraites avec des mesures très sensible. Dans tous les cas les français vont voir leur pouvoir d’achat diminuer. Pour pallier à ce manque à gagner il est recommandé d’épargner de manière intelligente sur un produit sécurisé. C’est pourquoi MonFinancier a créé MonFinancier Retraite Vie.