La date butoir de la réforme des retraites arrive à grand pas, les arbitrages doivent être rendus ce mardi. Le sujet le plus important à traiter est celui du financement, sachant qu’il faut trouver 7 milliards à l’horizon 2020 pour le seul régime des salariés du privé. Le rapport Moreau proposait une augmentation des cotisations retraites pour les employeurs et les salariés. Nous l’avions vu une hausse de la CSG était envisagé par le gouvernement. Certainement la manière la plus simple de combler le déficit de la retraite. Mais cette solution semble ne pas être la bonne.
Tout l’été, le gouvernement a étudié de près l’option de l’augmentation de la CSG pour financer les retraites. Une réunion de ministres est prévue mardi soir après ces rencontres, les arbitrages définitifs devant avoir lieu dans la foulée. Tout doit être bouclé au plus tard en milieu de semaine prochaine, date à laquelle le gouvernement doit transmettre son projet de loi au Conseil d’Etat et aux caisses de retraite.
Ainsi, une hausse de la CSG de 0,5 points rapporterait 6 milliards d’euros. Mais depuis quelque temps, un débat fait rage au sein du gouvernement, le poids de la fiscalité serait trop important. Même le secrétaire général de la CFDT appuie lui aussi dans ce sens. « Je suis très réservé sur la hausse de la CSG », a déclaré Laurent Berger hier dans « Le Journal du dimanche ». L’augmentation de la CSG serait un poids trop important sur le pouvoir d’achat des actifs et des retraités.
La solution serait une hausse des cotisations retraites. Les entreprises seraient donc visées. Seul point négatif, cette mesure serait contraire à al volonté du gouvernement de baisser le cout du travail. Mais si ce point reste une possibilité, d’autres éléments de la réforme se confirment : la durée de cotisation n’augmentera qu’à partir de 2020 , les droits familiaux seront revus pour favoriser les femmes... Lundi et mardi, le gouvernement insistera aussi sur la prise en compte de la pénibilité, un thème susceptible de séduire cette fois une large majorité de syndicats et de la gauche.