Il n’y a pas qu’Areva qui profite du projet d’EPR anglais. Alstom est également concerné par ce chantier d’un montant de 19 milliards d’euros. Pour rappel, EDF vient de confirmer la construction de deux réacteurs de type EPR à Hinkley Point. Le consortium en charge du projet est détenu à 45%/50% par EDF, à 30%/40% par les chinois CGN et CCNC, et à 10% par Areva fabricant de l'EPR.
Quant à Alstom, l’industriel français sera chargé de fournir les turbines.
Par ailleurs, le dossier bénéficie toujours d’une recommandation positive émanant de Berenberg qui conseille d'acheter le titre en dépit de certains risques. Le bureau d’études estime que l’action recèle un potentiel de hausse, estimant qu'elle souffre d'une décote injustifiée.
Pour rappel, Alstom vient de signer un contrat historique pour la modernisation du rail sud-africain avec la société ferroviaire Prasa. Il a été signé à l’occasion de la visite du président français François Hollande en Afrique du Sud. Le contrat porte sur la fourniture de 600 trains de passagers, soit 3.600 voitures, entre 2015 et 2025, pour un montant total de 51 milliards de rands, soit 4 milliards d’euros. Le groupe est fier d’avoir remporté le jackpot en Afrique du Sud. Une fierté qui sonne comme un soulagement alors que le groupe avait dû faire face à une chute de 32% de ses commandes en raison de « l'absence de grands projets », dans un environnement « difficile » à l’issue de son premier trimestre de son exercice décalé 2013/2014.
Alstom avait toutefois réaffirmé ses objectifs: croissance « modeste » du chiffre d'affaires en organique, marge opérationnelle stable et cash flow positif pour l’exercice 2013-2014.
La direction avait également prévenu que la performance à court terme allait être impactée par des volumes de vente plus faibles qu'anticipé du fait d'un environnement plus difficile. Dans ce contexte, elle a prévoit désormais une croissance organique annuelle modeste du chiffre d'affaires avec une marge opérationnelle stable aux alentours des 8%.