Mardi 29 octobre

Les statistiques économiques ont beau être mauvaises et décevantes outre-Atlantique, le dollar reste ferme. Il accélère même à la hausse face aux autres devises.

Pourtant, sur le front économique, les ventes de détail aux Etats-Unis ont reculé de 0,1% en septembre, pénalisées par une baisse des achats d'automobiles au mois de septembre, bien que les consommateurs américains aient dépensé davantage dans des produits non essentiels comme l'électronique et dans les sorties au restaurant.

Par ailleurs, la confiance des ménages américains s'est détériorée de façon nettement plus marquée que prévu au mois d'octobre, selon le Conference Board. L'indice de confiance des ménages a en effet dégringolé à 71,2 en octobre, contre 79,7 en septembre. Les économistes s'attendaient pourtant à une nette dégradation de la confiance en pariant sur un indice à 74,5 en octobre alors qu’il tombe finalement à 71,2 soit 8 points de baisse. Le sous-indice des perspectives des ménages à six mois dévisse carrément à 71,5, contre 84,1 le mois dernier.

Le sous-indice des conditions actuelles, qui mesure l'opinion des ménages sur la situation économique présente, a pour sa part glissé à 70,7, contre 73,2 en septembre.

De quoi convaincre les marchés que la politique monétaire de la Fed est et restera accommandante au moins jusqu’à la fin de l’année. Car étant donné la fragilité de la reprise, l’économie américaine a encore besoin d’un soutient artificiel de la Fed. Or la politique monétaire de la Réserve Fédérale qui injecte chaque mois 85 milliards de dollars dans le circuit financier pour soutenir la croissance est le principal carburant de la hausse des marchés.

Et ce soir justement, les opérateurs étudieront à la loupe le communiqué du FOMC, le compte rendu délivré par la Fed à l’issue de sa réunion de politique monétaire. Si l’attentisme et la prudence sont de mise, au regard des dernières statistiques qui prennent le pouls de l’économie, la reprise américaine n’est pas assez robuste pour justifier un durcissement de la politique monétaire. Le Quantitative Easing (QE) de la Fed a donc encore de beaux jours devant lui, ce qui soutient l’appétit pour le risque et donc le dollar qui grimpe de 0,19% face au yen, pour s’échanger à 97,85 yens après avoir franchit en séance le seuil des 98 yens.

L’euro en revanche surperformait le billet vert et grappillait 0,17% pour renouer avec la barre des 1,38$. Alors qu’elle se négociait autour des 1,3760$, la monnaie unique s'est hissée à un nouveau point haut en séance, à 1,3813 dollar, soutenu par les propos d'Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE).

Le banquier central a déclaré qu'il ne voyait aucun instrument auquel pourrait recourir la BCE contre l'euro fort, douchant les spéculations selon lesquelles la BCE commencerait à faire baisser la monnaie unique à l'approche du niveau de 1,38 dollar.

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