Le président de la Fed a prononcé un discours devant une association d'économistes, réaffirmant la volonté de voir la banque centrale américaine continuer son soutien à l'économie. Mais il a fait aussi naître des doutes sur la poursuite de l'aide non conventionnelle.
Ben Bernanke a estimé lors de son discours que la reprise "avait encore du chemin à faire" et qu'il faudrait "encore du temps avant que la politique monétaire retourne à un cours plus normal". Il a également évoqué des taux proches de zéro tant que le chômage serait au-dessus de 6,5% de la population active et un maintien des taux bas même si le taux de chômage passe sous 6,5%. Un discours qui a d'abord profité à l'euro qui a touché dans la soirée un plus haut depuis 2 semaine à 1,3579 usd.
Mais l'optimisme n'a pas duré, et certains analystes ont émis quelques doutes quant à la poursuite à long terme de l'assouplissement quantitatif de la Fed.
En effet, si Bernanke a évoqué les taux bas, il n'évoque pas les injections de liquidités réalisées par la Fed via son programme d'assouplissement quantitatif (QE). Certains y voient un signe que la partie non conventionnelle de l'action monétaire pourrait être réduite. Bernanke préparerait le terrain pour Janet Yellen, qui devra assurer la transition vers un retour à une politique monétaire américaine conventionnelle, les taux peuvent quant à eux rester sur un niveau très bas.
Ce ne sont là que des spéculations, mais cela pèse sur le dollar depuis ce matin. L'euro est retombé face au dollar à 1,3540. Et le billet vert est en baisse de 0,27 % face au yen et de 0,36 % face à la livre.