Fondé en 1997, Tronics est un leader technologique reconnu dans le domaine des nano & microsystèmes à haute valeur ajoutée.
MEMS
Après Oceasoft, Tronics souhaite surfer sur la vague des objets connectés. La société est spécialisée dans les nano et microsystèmes électromécaniques (Nems et Mems), dispositifs miniatures fabriqués sur silicium comme des puces électroniques pour servir de capteurs ou d’actionneurs. La société iséroise se démarque d’autres acteurs spécialisés dans les Mems puisqu’il propose des solutions hauts de gamme adaptées aux secteurs de l’aéronautique, la défense, le médical ou l’industrie. Le marché adressable par Tronics, qui correspond aux nano et microsystèmes à forte valeur ajoutée, est estimé à plus de 1,5 milliard de dollars en 2014 avec une croissance annuelle attendue de plus de 14% sur la période 2014/2019 pour atteindre 3,5 milliards de dollars.
Virage stratégique
Il n’est pas étonnant que la société ait opéré un virage stratégique en 2013 pour limiter sa dépendance à Sercel. Il y a deux ans encore, l’équipementier spécialisé dans l'exploitation de pétrole assurait pour près de la moitié des revenus de Tronics. Au cours de l'année 2014, on change d’ambiance, Tronics a gagné 13 nouveaux clients dans trois secteurs cibles (industrie, aéronautique et médical), qui ont permis une diversification accrue du portefeuille clients (près de 50 clients actifs). Tronics a ainsi réalisé en 2014 un chiffre d'affaires de 11,6 millions d’euros dont 23% réalisés par sa filiale à Dallas, soit une croissance de 14% par rapport à 2013. La société est rentable avec au 1er semestre 2014 un résultat net positif.
Tapis Rouge
Avec cette entrée en Bourse, Tronics déroule le tapis rouge à un nouvel actionnaire qui n’est tout autre que…Thales, déjà client de Tronics, qui s’est engagé à hauteur d’un montant de 6 millions d'euros sur cette opération. Soit la moitié de l’enveloppe globale espérée. Surtout, cette opération aura pour objectif pour Tronics de lui donner les moyens de ses ambitions. Elle aura pour but d’accélérer le déploiement commercial sur les zones « à fort potentiel », renforcer les équipes d'ingénierie et de production pour faire face à la montée en puissance des programmes récemment gagnés auprès de nouveaux clients de référence. Les fonds levés seront également dédiés au financement des investissements industriels sur le site de Crolles afin d'accompagner la croissance attendue d'ici 2019. Ainsi, le groupe espère réaliser un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros de chiffre d’affaires, près de quatre fois celui de 2013.
MEMS(cap)
Le profil de la société peut faire penser à celui de Memscap dont le parcours boursier a déçu plus d’un. Ceux qui ont jeté leur dévolu sur cette société en 2001 en pleine débâcle sur le secteur des télécoms, ont vu leur mise fondre comme neige au soleil. En milieu de fourchette, la société était valorisée près de 700 millions d’euros. Quatorze ans plus tard, la situation bien différente de celle annoncée et espérée par la direction. Un précédent qui incite à la prudence même si le positionnement de Tronics est basé sur des secteurs porteurs comme l’aéronautique ou la santé. Ceux qui seront séduits par les perspectives de croissance présentées par cette société « sponsorisée » par Thalès pourront y mettre un petit ticket.
Réservé aux amateurs de technologies de rupture…
A noter que l'introduction en bourse de Tronics satisfait aux conditions d'éligibilité à la réduction d’impôt sur la fortune (ISF) et du dispositif fiscal de la loi dite TEPA s’agissant de souscriptions au capital d’une PME. Par contre, elle ne bénéficie pas d’avantages fiscaux IR