Jeudi 05 février

La Banque centrale européenne (BCE) frappe fort. Elle a décidé de priver les banques grecques d'une de leurs sources de financement, ce qui fait dévisser le secteur bancaire et la bourse d’Athènes. En clair, la BCE a décidé de couper les vivres aux banques tant qu’elle n'appliquera pas le programme d’austérité imposé par la Troika, condition sine qua non pour obtenir le plan de sauvetage.

Dans son communiqué, la BCE a affirmé "qu'il n'est pas possible à l'heure actuelle d'anticiper une issue positive" à la revue du plan de sauvetage de la Grèce.

La Banque centrale européenne a décidé d’appuyer là où ça fait mal en n’acceptant plus les emprunts d’État grecs en qualité de collatéraux tant que la Grèce n’appliquera pas à la lettre le programme d’austérité de la Troika.

L’institution de Francfort lance ainsi un ultimatum en refusant que les banques grecques viennent chercher de la liquidité en apportant comme garantie des emprunts d'État grecs. L’ultimatum est simple. Soit le gouvernement Grec accepte de continuer son programme d'austérité sous la tutelle financière de la troïka, soit le secteur bancaire grec sera privé d’accès au guichet de la BCE.

"Les conditions d'accès à la liquidité de la Banque centrale européenne sont claires. Nous sommes transparents sur nos règles. Si ces conditions ne sont plus réunies, à la BCE d'en tirer les conséquences", a déclaré un des membres de la BCE, alors que les négociations entre Athènes et ses créanciers de la Troïka (BCE-FMI-Union européenne) sur sa dette se durcissent.

Pour se financer, il reste théoriquement aux banques grecques l'option d'urgence, un mécanisme appelé ELA qui permet aux banques centrales nationales, la Banque de Grèce en l'occurrence, de débloquer des fonds pour aider les établissements de crédit à surmonter une crise de liquidités.

Sauf que la BCE a également souligné qu'elle restreindrait l'accès des banques du pays aux programmes de liquidités d'urgence.

Un coup dur pour M. Varoufakis, le nouveau premier ministre des finances était venu demander à Mario Draghi, président de la BCE, d'aider la Grèce à "garder la tête hors de l'eau" en soutenant les banques grecques, le temps que la nouvelle équipe au pouvoir s'entende avec ses partenaires européens sur le sort du programme d'aide en vigueur.

Dans la pratique, la décision de la BCE signifie que les banques grecques, soumises par ailleurs à de forts mouvements de retrait de capitaux de la part de leurs clients, ne pourront plus compter sur les prêts de la BCE pour acheter de la dette grecque. Or, ces banques sont peu ou prou le seul débouché d'Athènes, dont les titres ne trouvent pas d'autres preneurs.

Résultat: les rendements obligataires grecs se sont envolés. L'euro a chuté de presque 1% face au dollar et les marchés d'actions européens, dans leur ensemble, s'inscrivent en repli marqué, jeudi en début de séance.

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