Superstitieux, les hongkongais n’aiment pas par tradition habiter un logement ayant été le théâtre d’un drame. Dès lors, ces biens peuvent subir des décotes importantes.
A Hong Kong, les agents immobiliers ont l’obligation légale d’informer les acquéreurs potentiels d’un bien de tout évènement tragique, sous peine de poursuite, rapporte Le Figaro.
Alors que l’immobilier de Hong Kong est le plus cher au monde comparé aux revenus de ses habitants (étude Demographia), une décote est toujours la bienvenue.
Ces biens se vendent donc le plus souvent à des étrangers après décote de 15 à 40% en fonction de la gravité de la situation, il existerait même une classification officieuse, de une à quatre têtes de morts. Il y a une telle demande des investisseurs que des agents immobiliers leur ont créé une rubrique dédiée. Certains évènements « graves » peuvent faire baisser le prix d’un étage voire même d’un immeuble.
Seul le temps peut effacer la trace d’un évènement tragique sur un bien puisqu’à force de transactions et d’oubli du passé, ces biens sont à nouveau considérés comme classiques. Il s’agit d’une raison pour laquelle les étrangers sont friands de ces biens qui se vendent au prix du marché quelques années après.