Et de quatre ! Nicolas Sarkozy remet le couvert et frappe encore plus fort ! Le président de la République a annoncé hier soir lors de son apparition télévisée, une nouvelle hausse de la fiscalité frappant le patrimoine et les placements. Seuls les revenus des livrets d'épargne réglementés sont exonérés (Livret A, livret jeune, livret développement durable...).
Une hausse de 2 points de la CSG sur les revenus du capital sera donc au programme. Ainsi, les prélèvements sociaux frappant ces revenus passeront de 13,5% à 15,5%. Un nouveau relèvement qui est loin d’être du goût des épargnants. Et pour cause… Depuis le début de son mandat, en 2007, c’est la quatrième fois que Nicolas Sarkozy décide d'alourdir la taxation des revenus du capital pour financer la protection sociale. Premier fait d’armes en 2008, un prélèvement spécifique de 1,1 % a été mis en place pour financer le revenu de solidarité active (RSA), successeur du RMI. Puis, le rythme des hausses s’est subitement emballé à partir de 2010 ! Cette année là, pas moins de trois se sont succédées. On commence en 2010, avec un violent tour de vis dans la fiscalité des plus-values et des dividendes pour financer les retraites. Au 1er janvier 2011, les prélèvements sociaux ont pris un léger coup de chaud pour passer à 12,30%, puis à 13,50% depuis le 1er octobre 2011 !
Pour ne rien arranger, le 1er janvier, le prélèvement libératoire forfaitaire (PLF) a été porté de 19% à 21% pour les plus-values et dividendes, et à 24% pour les intérêts d'obligations, comptes à terme et revenus de livrets bancaires...
Au final, après cette nouvelle hausse, le taux global d'imposition des revenus, plus-values et dividendes, atteindra donc 36,5%, voire 39,5% pour les intérêts des livrets bancaires, comptes à terme et obligations.